mercredi 27 août 2008

London Swap

Hier, en passant sur le blog d'Yspaddaden, j'ai eu le bonne surprise de découvrir qu'elle organise un swap spécial Londres...

Voilà quelques neuf mois que je n'ai plus participé à un swap. Quelque peu lassée et peu intéressée par les swaps qui se sont organisés ces derniers mois, j'avais décidé une pause swap...


Mais la rentrée arrivant, qu'est-ce qui m'empêchait de me joindre à ce nouveau swap au thème si alléchant?

C'est chose faite! C'est avec joie que je vais partciper au London Swap...

lundi 25 août 2008

Fleur de glace

Un roman de Kitty Sewell.
Paru en février 2008 aux éditions Belfond noir.
Lu en août 2008.


Dafydd Woodruff est un talentueux médecin qui vit à Cardiff avec sa femme. Ils mènent une vie calme et paisible, la seule ombre au tableau étant qu'ils ne parviennent pas à avoir d'enfant.
Mais un jour, une lettre en provenance du Grand Nord canadien lui parvient. Quinze années plus tôt, c'est là qu'il avait trouvé refuge dans une période de grand doute et de quasi désespoir. La lettre lui annonce qu'il serait le père de jumeaux. C'est sa vie entière vole en éclats. Dafydd n'a absolument aucun souvenir d'avoir entretenu une quelconque relation avec la mère des enfants. Pour prouver son innocence et sauver son mariage, il demande qu'un test de paternité soit organisé. Mais la réponse tombe rapidement: il serait bien le père des jumeaux. Pour éclaircir ce mystère, Dafydd décide de retourner à Moose Creek où de nombreux souvenirs et de douloureux secrets l'attendent...


Ce roman est celui d'une terrible machination ourdie par une femme sans scrupule, c'est aussi l'histoire de la descente aux enfers d'un homme qui n'avait rien demandé à personne. A Cardiff, au début du roman, l'atmosphère est lourde de désespoir pour ce couple mis à rude épreuve par la nouvelle. La pluie et la brume renforce le caractère oppressant de la situation. A Moose Creek, dans le Grand Nord canadien, où il est fréquent d'atteindre des températures de - 50° C, le huit clos est total et glaçant. C'est une ville où tout se sait, les rumeurs circulent à une folle vitesse, mais personne n'est décidé à vraiment aider notre bon docteur. Mais ce n'est pas seulement l'enquête sur sa paternité qui va retenir Dafydd à Moose Creek, les souvenirs de sa courte vie dans cet endroit quelques quinze ans auparavant remontent à la surface comme autant de douloureux secrets...
Le roman se découpe en deux parties, une première se partageant entre 2006 et 1992, la seconde retraçant le retour de Dafydd à Moose Creek et son enquête. L'écriture est simple mais parfois crue, surtout quand il s'agit des relations homme-femme ou des conversations entre Dafydd et la soi-disant mère de ses enfants. Les longues descriptions du froid ambiant, de la neige à perte de vue, du verglas, des engelures, participent à l'atmosphère oppressante du roman. Un pur régal... et un dépaysement garanti!
Un très beau roman noir dont le titre me laisse rêveuse...




Les avis de Majanissa et Hydromielle, un peu moins enthousiastes.

Je remercie Vincente pour le prêt.

Sewell Kitty, Fleur de glace, éditions Belfond noir, 2008, 396 pages.

mercredi 20 août 2008

Taguée!

Voilà un bon moment que j'ai été taguée et que je n'ai pas répondu... Honte à moi! J'ai un peu de temps en ce moment, alors j'y réponds avec plaisir...

1 - Indiquer le nom de la personne qui vous a tagué avec un lien vers son blog:

L'invitation a été lancée par ma moitié Soïwatter, mais aussi par Aelys. Et puis l'un ou l'autre encore d'entre vous, mais je n'ai plus retrouvé les fameuses invitations...

2 - Ouvrir le livre du moment à la page 123 et recopier le texte de la cinquième phrase et les trois suivantes:

Le livre que je suis entrain de lire est plutôt épais - 900 pages, jugé par vous mêmes - et me tient en haleine depuis une bonne semaine et demi. Il s'agit de La fille du pasteur Cullen de Sonia Marmen. Malheureusement les quatre phrases demandées ne sont absolument pas représentatives du roman, mais c'est le jeu...

"Puis elle suivit son frère Nathan. Après avoir chaleureusement félicité son ami une dernière fois, Andy leur emboîta le pas. Timmy guida sa cousine dans les ruelles éclairées par quelques lampes à huile. La jeune femme avait la tête qui tournait. "

3 - Taguer 4 autres personnes:

Sachant que beaucoup d'entre vous s'y sont déja prêté, je ne veux rien imposer à personne... Je laisse donc le choix à qui le veut!

lundi 18 août 2008

La nuit du scorpion

Un roman d'Anthony Horowitz.
Paru en 1991 aux éditions Hachette jeunesse.
Lu en juillet 2008.


Martin Hopkins n'est pas un adolescent comme les autres. Il est bien conscient d'avoir certains pouvoirs mais ne sait pas vraiment très bien lesquels et comment les dompter. Il sait qu'il doit lutter contre des forces diaboliques que l'on nomme les Anciens, mais il ne connait de loin pas tout de sa propre histoire.
Un jour, un terrible accident détruit son collège. Mais Martin et ses amis s'en sortent sains et saufs grâce à une de ces intuitions. Il se lance bientôt dans une terrible course poursuite avec son ami Richard qui le mènera à travers le monde jusqu'au Pérou. Là, il fait la rencontre d'un jeune péruvien Pedro avec qui il se lie d'amitié. Mais il comprend bientôt que la course contre la montre contre les Anciens a déja commencé...


Ce mois de juillet aura été riche en relectures de romans découverts durant mon adolescence. Ce roman est le deuxième tome des aventures de Martin Hopkins. On n'a pas besoin d'avoir lu le premier (les portes du Diable) pour comprendre l'histoire. J'avais lu les deux tomes alors que j'avais une dizaine d'années. Ayant emprunté le premier tome à la bibliothèque et l'ayant adoré, ma mère m'avait offert le deuxième tome. Je garde un souvenir impérissable de ce premier tome. J'ai à maintes reprises voulu l'acheter, malheureusement j'ai appris il y a peu qu'il n'est plus édité. La mort dans l'âme avec l'irrépressible envie de me replonger dans ces romans, j'ai donc décidé de relire le second tome.
Comme à chaque relecture d'un roman découvert dans l'adolescence, c'est un peu une petite déception. On ne perçoit plus les choses de la même manière, on est plus impressionné par les mêmes choses. Mais malgré tout, j'ai retrouvée l'atmosphère que j'avais tant aimé. Je m'y suis replongée avec plaisir.
J'ai suivi la course poursuite de Martin et Richard à travers le monde, la découverte des Incas avec Pedro, les impressionnantes lignes de Nazca avec le professeur Chambers, bref... je me suis régalée. L'écriture est simple et clair mais avec un bon niveau de vocabulaire, le côté fantastique du récit présent sans être totalement incroyable et invraisemblable.
En quelques mots, un très bon roman pour ado... même s'il a un peu vieilli.




Horowitz Anthony, La nuit du scorpion, Hachette jeunesse Vertige fantastique, 1991, 191 pages.

jeudi 14 août 2008

La fausse veuve

Un roman de Florence Ben Sadoun.
A paraître le 25 août 2008 aux éditions Denoël.
Lu en juillet 2008 grâce à l'aimable envoi de Chez les Filles.



Une femme raconte son combat pour revivre après que son amant se soit retrouvé durant des années avec le syndrome du "locked-in". Envers et contre tout, elle témoigne aussi de son amour pour cet homme qu'elle n'oubliera jamais.

Le livre débute alors que la narratrice fête ses 45 ans. Voilà dix ans que son amour est dans un profond coma. Pendant une période, il a pu communiquer avec elle en clignant des yeux. Elle raconte sa souffrance à le voir enfermé dans son propre corps, la souffrance d'aller le voir tous les dimanches à l'hôpital sans rien attendre en retour même pas un regard, mais aussi tout l'amour qu'elle lui porte encore et toujours. Mais c'est surtout et avant tout l'histoire d'un deuil difficile à faire puisque tout en étant plus, l'autre demeure vivant.
Cette histoire, c'est celle de Jean Dominique Baudry (Le scaphandre et le papillon). A l'époque cette affaire fut très médiatisée. Mais ce que l'on sait moins, c'est que peu avant son accident, cet homme avait quitté sa femme pour une autre. Et c'est cette autre, cette fausse veuve, toujours dans l'ombre de l'épouse légitime, qui nous fait part de ces sentiments et de sa difficulté à aimer à nouveau.
Dans un premier temps, l'écriture est totalement déroutante. Dans une même phrase, l'auteur vouvoie et tutoie son amant. Mais avec le temps, on s'habitue, puis on comprend l'utilisation alternative de ces deux termes. L'auteur s'adresse directement à son amant, comme s'il était toujours là, elle lui parle de sa vie, de sa souffrance, de son attachement à lui mais aussi de sa difficulté à continuer à vivre seule. Malgré le sujet l'auteur a réussi à nous épargner une atmosphère trop pesante. On est dans le vrai, ce court roman est réellement vivant. Malgré tout, je n'ai pas été totalement séduite, peut être par le besoin de reconnaissance qui est trop présent dans le roman. On a l'impression qu'oubliée par tous après l'accident, l'auteur veut se justifier montrer qu'elle était là, qu'ils s'aimaient et comptaient plus que tout l'un pour l'autre. Le traitement est peut être un peu trop égocentrique pour que le lecteur se sente vraiment concerné.
J'avoue que c'est un livre que je n'aurai certainement pas acheté en librairie. Le sujet tout en étant intéressant ne se trouve pas dans mes lectures habituelles. Malgré tout, ce petit livre a su à me toucher à plusieurs reprises...
Un beau livre donc au sujet triste et prenant mais à l'écriture simple et vraie...




Les avis mitigé de Lily, Cécile de Quoi de neuf, Aelys, et Frisette et plus enthousiastes de Véronique D, Lectrissima et Praline. Et il y en a sans doute d'autres...

Je remercie chaleureusement les éditions Denoël pour leur initiative et Chez les filles pour leur envoi.

Ben Sadoun Florence, La fausse veuve, éditions Denoël, 2008, 107 pages, 13€.

dimanche 10 août 2008

A la vie, à la mort

Un roman d'Helen Fitzgerald.
Paru en mars 2008 aux éditions Calmann-lévy.
Lu en juillet 2008.


Krissie et Sarah sont amies depuis toujours et pourtant elles ont une manière de vivre tout à fait opposé. Sarah a épousé un médecin à l'avenir prometteur et rêve de fonder une famille alors que Krissie n'a aucune envie de se caser et papillonne à droite et à gauche sans se soucier de la situation de ses amants. La relation des deux jeunes femmes se crispent lorsque Krissie tombe enceinte après une énième aventure sans lendemain alors que Sarah essaie en vain de tomber enceinte depuis des années. Afin de renouer les liens, Sarah propose une randonnée en Écosse à sa meilleure amie. Mais l'amitié tourne à la trahison lorsque Krissie séduit le mari de Sarah. Les vacances tournent très vite au cauchemard...

Je lis pas mal de thriller en ce moment. Celui-ci est bien sympathique, mais pour moi, il lui manque un petit quelque chose. Krissie et Sarah ont eu une éducation tout à fait différente. Alors que Krissie a été entouré d'amour et à eu une enfance particulièrement équilibré, Sarah s'est toujours débrouillée seule. C'est à l'adolescence que Krissie s'est rebellé et a commencer à séduire tout ce qui lui passait sous la main. Alors que Sarah semble avoir une vie tout ce qu'il y a de plus équilibré. Et pourtant un lourd secret rongent ces deux femmes sans qu'elles en soient vraiment conscientes. La trahison de Krissie lors de leur escapade en Écosse va faire remonter bien des souvenirs ...
Le roman est écrit de manière très cru, Helen Fitzgerald et ne passe pas par trois chemins et nous donne tous les détails. Rien ne nous est épargné: détails des diverses coucheries de Krissie, détails des effets de la drogue et de l'alcool sur la même, détails lors des meurtres et détails sur la folie... Malheureusement, je ne me suis pas attachée aux personnages qui m'ont paru froid et sans vie à la limite de la folie. J'ai suivi Krissie, Sarah et Kyle - le mari de cette dernière - pendant leur randonné, j'ai subi l'ambiance pesante de folie qui s'en suit, mais je n'y ai pas senti de réel suspense malgré quelques révélations inattendues...
Un thriller sympathique et sulfureux donc mais à qui il manque un petit quelque chose d'humain...




L'avis de Jérôme de ZoneLivre.

Fitzgerald Helen, A la vie, à la mort, éditions Calmann-Lévy, 2008, 327 pages, 16,90€.

vendredi 8 août 2008

Disparues

Un roman de Chris Mooney.
Paru aux éditions France Loisirs en 2008, avant-première.
Lu en juillet 2008.

Adolescente, Darby a assisté au meurtre d'une femme avec deux de ses amies. Repérées par le meurtrier, ses amies sont assassinées à leur tour et Darby échappe de peu à la mort.
Des années plus tard, alors qu'elle est entrée dans la police scientifique, elle est amené à enquêter sur des enlèvements de femmes. Pendant qu'elle étudie la scène du crime, elle découvre une jeune femme totalement désorientée, traumatisée et terrorisée. L'inconnue avait disparu depuis plus de cinq ans et a vécu toutes ces années enfermée dans un cachot sombre et sordide avec d'autres victimes. Le temps presse, toutes ces disparues doivent être retrouvées au plus vite. Darby se lance corps et âme dans cette enquête...

Disparues est un bon thriller. On y trouve du suspens, des révélations, du sang, de l'angoisse, des meurtres, des enlèvements, des explosions, de tristes secrets de famille, des batailles entre différents services de police... bref tout ce qu'on attend d'un tel livre.
On découvre Darby adolescente. Elle vit une véritable tragédie le jour où avec ses amies elles surprennent un homme entrain d'assassiner une femme alors qu'elle boivent des bières en se racontant des histoires dans la forêt. L'homme les surprend et se met à les traquer. Ses deux amies sont tuées et elle s'en sort de justesse. L'enquête est mené par l'inspecteur du FBI Evan Manning qui arrête un homme et le fait emprisonner à vie. On la retrouve une fois adulte à s'occuper de sa mère malade après ces dures journées à la police scientifique. Une enquête la mène dans une course contre le temps. Des femmes disparaissent et sont torturées pendant des années avant d'être assassiné. L'inspecteur Evan Manning coordonne les opérations pour le FBI. De découvertes en découvertes, Darby est bientôt elle même traqué par le meurtrier...
Darby est un personnage particulièrement attachant. Elle a vécu une épreuve terrible étant jeune et s'en veut encore et toujours, elle s'occupe de sa vieille maman malade du cancer, et pour oublier sa solitude elle se jette à corps perdu dans le travail. On souffre avec elle, on s'angoisse avec elle, on se sent impuissant comme elle.
J'ai passé un très bon moment avec ce livre. Mais il m'a tout de même manqué un petit quelque chose pour le rendre vraiment inoubliable...




L'avis d'Ingrid Barney, fan de thriller.
Le site de l'auteur, c'est ici.

Chris Mooney a déja publié deux autres romans: L'enfant à la luge en 2005 et Déviances mortelles en 2002. Il n'y a pas encore de date prévue pour une publication en français de Disparues dans une autre édition. Mais un deuxième tome des aventures de Darby McCormack intitulé The secret friend est annoncé aux États Unis... Encore le début d'une série... Je les attire en ce moment ;-)

Mooney Chris, Disparues, Tome 1 des aventures de Darby McCormack, éditions France Loisirs, 2008, 389 pages, 15,50€.

lundi 4 août 2008

Bilan du mois de juillet 2008

Un beau mois de lecture comme ça fait longtemps que je n'en ai plus eu. Beaucoup de lectures tout à fait intéressantes mais malheureusement pas de réel coup de coeur inoubliable contrairement au mois dernier...

Légende:
++ : J'ai adoré
+ : J'ai aimé
- : Je n'ai pas vraiment aimé

Bilan mensuel pour le mois de juillet 2008:
  1. Arni Thorarinsson Le temps de la sorcière +
  2. Dr Jean Fraçois Quinton Soins du lapin de compagnie ++
  3. Jean Marc Thiébaut et Francis Keller Le testament d'Erasmus +
  4. Paul Jacques Bonzon Les six compagnons et les piroguiers ++
  5. Scott Westerfeld Uglies Tome 1 ++
  6. Disparues de Chris Mooney ++
  7. A la vie, à la mort d'Helen Fitzgerald +
  8. La fausse veuve de Florence Ben Sadoun +
  9. La nuit du scorpion d'Anthony Horowitz ++
De belles lectures donc... et beaucoup de commentaires en retard qui vont paraître tout doucement, au fur et à mesure, au courant des semaines qui viennent...

Le livre du mois:

Disparues de Chris Mooney

dimanche 3 août 2008

Uglies

Un roman de Scott Westerfeld.
Paru en 2007 aux éditions Pocket Jeunesse.
Lu en juillet 2008.


Tally est une adolescente de presque 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, le jour de son anniversaire elle subira l'opération chirurgicale qui la rendra belle et délicate et la fera quitter le monde des Uglies pour entrer dans la caste des Pretties qui passent leur journée dans une insouciance totale, se contentant de s'amuser et de faire la fête. Mais quelques mois avant sont anniversaire, alors que tous ses proches amis ont déja subi l'opération et qu'elle se retrouve seule Uglie, elle rencontre Shay, une autre adolescente Uglie qui est née le même jour qu'elle. Une aubaine puisqu'elle n'aura pas à passer l'été seule avec les nouveaux Uglies beaucoup plus jeunes qu'elle. Mais de jeux en amusement, Shay insinue le doute dans l'esprit de Tally. L'opération est-elle vraiment la seule solution ? La beauté parfaite n'est-elle vraiment qu'une manipulation des autorités ? Que choisira-t-elle suivre Shay et devenir rebelle ou sacrifier à la perfection ?

En compagnie de Tally, on découvre un monde nouveau. On est plongé dans un futur où dès l'âge de 12 ans, les adolescents sont mis à l'écart du reste du monde sur une sorte de campus dont ils n'ont pas le droit de sortir. A ce stade, ils sont encore des Uglies. Le jour de leur seizième anniversaire, ils subissent une opération qui les rend beaux et parfaits. L'opération les rend tous pareils, la même taille, un visage et un corps parfaitement symétriques, une apparence correspondant trait pour trait au canon de l'époque. Le meilleur ami de Tally, Peris, qui a quelques mois de plus qu'elle, a déja subi l'opération. Les deux jeunes gens sont donc séparés. Tally n'a qu'une hâte, devenir une Pretty et rejoindre enfin Peris à New Pretty Town. Alors qu'elle attend avec impatience le jour fatidique, elle rencontre Shay. Progressivement, Shay insinue le doute dans l'esprit de Tally. Quelques jours avant son anniversaire, Shay décide de s'enfuir et de rejoindre les rebelles à La Fumée. Tally n'a pas le courage de la suivre mais Shay lui laisse un message qu'elle seule peut décrypter et qui lui permettra de la suivre si elle change d'avis.
Ce roman pour adolescent est fort sympathique. Il nous fait entrer dans un monde nouveau, un futur qui donne froid dans le dos mais qui pourrait bien être celui de notre monde. Il pose bien des questions sur le culte de l'apparence et sur la différence. Mais ce ne sont pas là les seuls sujets du roman. On y traite également de la manipulation des masses par un état autoritaire. Notre héroïne court à l'aventure, on la suit et on est pris dans son univers. Cascades, amitié, amour, tout pour satisfaire les ados. Quelques défauts tout de même et notamment la vision très manichéenne de ce monde du futur et le thème de l'écologie qu'on nous fait suivre comme s'il s'agissait du Saint Graal. Quelques scènes sont vraiment niaises notamment celles qui traitent de la découverte de La Fumée par Tally, elle qui ne connait que la technologie et qui est révoltée de voir qu'on peut manger les lapins qu'on élève, se laver dans l'eau glacée d'une rivière, abattre des arbres pour se chauffer ou faire des meubles et surtout travailler de ses propres petites mains...
Mais si on passe outre, il s'agit tout de même d'un bon roman qui se lit aisément et dépayse facilement...




Ce roman a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2008 catégorie Jeunesse. Deux autres tomes sont déja paru dans la série Pretties et Specials. Un quatrième tome Extras devrait paraître fin 2008.
Le site de l'auteur c'est ici.

Westerfeld Scott, Uglies Tome 1, Pocket Jeunesse, 2007, 432 pages, 13,50€.

mardi 29 juillet 2008

Les six compagnons et les piroguiers

Un roman de Paul-Jacques Bonzon.
Paru en 1983 aux éditions Hachette Jeunesse bibliothèque verte.
Relecture en juillet 2008.


Les six compagnons et Kafi, leur chien, sont invités à passer une semaine au Séngéal tout frais payé par le ministre des Beaux Arts pour avoir retrouvé un tableau volé lors d'une précédente aventure. Dans l'avion, ils rencontrent Lucien N'Goum, un étudiant lyonnais qui rentre dans son pays, voir sa famille resté dans le village de Samiouth, pour les fêtes de Noël. De fil en aiguille, les jeunes gens se lient d'amitié et décident de passer leur vacances dans le village du jeune homme. Mais dès leur arrivée, ils retrouvent le frère de Lucien, assommé au bord de la piste qui mène au village...

J'aimais énormément les six compagnons lorsque j'avais une dizaines d'années. De retour chez mes parents pour de courtes vacances, je suis retombée sur ma collection et je n'ai pu m'empêcher de me replonger dans leurs aventures. J'ai choisi celui dont je me souvenais le moins, mais au fur et à mesure de ma lecture, tout m'est revenu...
Il est vrai que ces livres ont un peu vieilli aujourd'hui: pas de téléphone portable mais de bons vieux talkies, pas d'ordinateurs portables, mais des gadgets créés mains avec les moyens du bord, ... Même si je n'ai plus dix ans, le charme a à nouveau opéré. Je me suis vue traversant la brousse avec les compagnons ou poursuivant les malfaiteurs derrière Kafi. Mais qu'est ce que j'aurai aimé vivre des aventures avec les compagnons! Je pense que mon amour pour ces petits livres vient surtout des souvenirs que j'en ai gardé, car il est vrai que les derniers livres pour ado que j'ai lu sont d'une tout autre qualité... non pas que la qualité de ces livres laisse à désirer, bien au contraire, mais c'est très encré dans une époque et une manière d'écrire et de raconter qui s'y rapporte.
Un classique inébranlable qui laisse rêveuse la petite fille que je suis encore...




Bonzon Paul-Jacques, Les six compagnons et les piroguiers, Hachette Jeunesse, 1983.

dimanche 27 juillet 2008

Le testament d'Erasmus

Une bande dessinée de Francis Keller (illustrateur) et Jean Marc Thiébaut (scénariste)
Paru en 1996 chez Roser Editeur.
Relecture en juillet 2008.


Cette bande dessinée comme les autres de la série, nous plonge dans l'histoire de l'Alsace. On est ici au XVIème siècle dans la petite ville de Sélestat où Martin Lohrer et un dénommé Korn reviennent après plusieurs années d'absence. Une lettre de son amie Suzel a avertit Martin que quelque chose d'étrange se tramait en ville. Tout le monde est surveillé, d'étranges moines "corbeaux" rodent, et dame Judith à perdu la raison. Martin et son ami enquête...

J'aime beaucoup cette série des aventures de Martin Lohrer parce qu'elle utilise comme toile de fond ma région natale, des villes que je connais bien et que je retrouve dans les dessins, mais aussi parce que j'apprécie les illustrations. J'aime les couleurs sombres et l'atmosphère pesante de ce tome. Pourtant l'histoire est un peu courte à mon goût et peut être pas assez développée ou recherchée. Je reste un peu sur ma faim comme lors de ma première lecture. Mais je me procurerais tout de même un jour les autres tomes pour le plaisir de retrouver des lieux connus...




Déja paru dans la série des aventures de Martin Lohrer: L'or des Unterlinden, Noël à Kaysersberg, Le hanap d'argent et Éclipse au Hohlensbourg.

Thiébaut Jean-Marc, Le testament d'Erasmus, Roser Editeur, 1996.

jeudi 24 juillet 2008

Soins du lapin de compagnie

Un livre pratique du Dr Jean-François Quinton.
Paru en septembre 2007.
Lu régulièrement et plusieurs fois depuis son achat.

Un livre pour apprendre a bien nourrir son lapin, à le loger correctement, à lui permettre de vivre le plus longtemps possible heureux et en bonne santé. On y apprend aussi comment le soigner et a dépister et connaître les principales maladies et leurs symptômes.

J'ai acheté ce petit livre suite à ma visite chez mon vétérinaire - justement le docteur Quinton - et au récent achat d'un petit lapin. Comme certains le savent déja, nous avons accueilli Manwë chez nous en novembre 2007. Il était alors tout jeune. Aujourd'hui il est en pleine forme, a beaucoup grandit et est devenu un vrai petit pacha...
Ce livre pratique est une véritable bible si l'on vient d'acheter un lapin ou un lapin nain. Son sous-titre "Bien être et maladies" résume exactement le découpage du livre. Dans un premier temps, on apprend à choisir son lapin - mâle ou femelle?, espérence de vie, race, critères à vérifier lors de l'achat -, à bien le nourrir - l'usure des dents, une bonne digestion, les aliments préconisés et ceux interdits, la meilleure alimentation possible - à lui fournir un logement de choix - cage, litière, accessoires, cohabitation, stress - et enfin à vivre au quotidien avec son lapin - établir le contact, organiser des sorties, propreté, son comportement, manipulation, suivi vétérinaire. Beaucoup des indications sont vraiment très utiles. J'avais déja eu des lapins étant jeune, mais j'avoue que je ne connaissais que très peu de chose sur ces boules de poils. La seconde partie est moins réjouissante, elle traite des pathologies courantes chez le lapin photo à l'appui. Le livre se termine par les soins indispensables à faire à domicile. Comme le dit si bien le docteur Quinton "Maintenant que vous avez lu ce livre, et que vous avez compris comment loger et nourrir votre lapin, empressez vous surtout d'oublier toutes les maladies que nous venons de décrire!" (p.142).
Un livre indispensable lorsque l'on possède un lapin, à garder sur l'étagère de sa bibliothèque et à consulter en cas de besoin...




L'avis du blog des lapins nains et de Marguerite et Cie.
Le site de Marguerite et Cie est lui aussi une vraie mine de savoir sur ces petites boules de poils si attendrissantes.

Quinton Jean-François, Soins du lapin de compagnie, Ulmer, 2007, 144 pages, 19,90€.

mardi 22 juillet 2008

Sortie en poche: Quand l'empereur était un dieu

Je vous en parlais il y a un peu plus d'un an - en mai 2007 pour être précise - du roman Quand l'empereur était un Dieu de Julie Otsuka. Je viens de m'apercevoir qu'il est sorti en poche au courant du mois de juin aux éditions 10/18 Domaine étranger et en passant je voulais dire que j'aime beaucoup la couverture...


Un livre terrible et prenant qui retrace une sombre époque de l'Histoire américaine...

Vous pouvez retrouvez ma critique de ce roman: ici.
La fiche du livre sur le site de 10/18: ici.

Bonne lecture à tous!

Le temps de la sorcière

Un roman d'Arni Thorarinsson.
Paru en 2007 aux éditions Métailié Noir.
Lu en juillet 2008.


Einar était journaliste à Reykjavik. Mais son impertinence et un bon penchant pour la bouteille, l'ont mené droit à l'exil au nord de l'Islande dans la nouvelle agence de la petite ville d'Akureyri lors d'un remaniement de la direction du journal. Mettant son alcoolisme en pause, ainsi que sa vie, il essaie tant bien que mal de survivre dans cet endroit isolé où il ne se passe jamais rien. Il se retrouve à devoir cohabiter avec son ancien patron Asbjörn qu'il ne pouvait supporter. Pourtant dans ce grand nul part, la mondialisation et l'arrivée en masse d'émigrés boulversent la vie tranquille. Le petit chien chéri de la femme d'Asbjörn disparait mystérieusement, des bagarres éclatent dans les bars, une vielle dame téléphone à Einar pour lui dire que la soi-disant mort accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre et des adolescents se suicident... Einar enquête et découvre une micro société gangrénée par la corruption, la drogue et le népotisme.

J'ai choisi ce roman un peu au hasard dans ma petite librairie de quartier, un jour où j'avais très envie de lire un roman noir. Mais je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal avec celui-ci. Une fois le livre refermé, j'ai finalement bien aimé l'histoire, mais le début m'a paru particulièrement laborieux. Il ne se passe pour ainsi dire rien à Akureyri et dans sa région. Des bagarres, un chien disparait, un accident durant une excursion d'entreprise, rien que du relativement banal. Je n'ai pas particulièrement aimé le style, on peut même dire que j'ai été rebutée par certaines tournures (erreurs de traduction ou style de l'auteur?). Je n'ai pas non plus aimé toute la première partie de "présentation" du contexte d'Akureyri: problèmes sociaux, racisme, soucis environnementaux, critiques de tous les supérieurs d'Einar. Les personnages ne me sont pas apparus comme très attachants. Et pourtant, je me suis accrochée. J'aurai pu refermer ce livre assez rapidement, mais finalement quelque chose m'en a empêché. A partir du moment où l'histoire débute vraiment (mais on a dépassé la première moitié du livre), je me suis laissée prendre au jeu. La fin m'a donc semblé bien meilleure que le début.
A lire donc si on aime les romans qui traitent de problèmes sociaux dans une région enclavée, ce roman me paraissant plus proche d'un tableau plutôt noir de la société islandaise que d'un bon policier...




Les avis d'Essel (qui le trouve aussi un peu long au démarrage), de Gachucha, de BMR & MAM et de Michel, ces derniers étant bien plus enthousiastes...

Thorarinsson Arni, Le temps de la sorcière, Métailié Noir, 2007, 333 pages, 20€.

vendredi 18 juillet 2008

Neige

Un livre de Maxence Fermine.
Paru en 2000 aux éditions du Seuil Points.
Lu en mars pour le challenge ABC 2007: lettre F.
Relecture en juillet 2008.


À la fin du XIXe siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art difficile du haïku. Suite à une convocation de l'empereur qui veut découvrir sa poésie, il ne se sent pas près et veut parfaire sa maîtrise. Il décide donc de se rendre dans le sud du pays, auprès d'un maître. Très rapidement, ils se lient d'amitié sans que l'on sache dans un premier temps lequel des deux apporte le plus à l'autre. En fait, c'est l'amour, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges qui réunit les deux hommes.

Un petit livre plein de poésie, de charme, de simplicité et de blancheur. Je viens de lire ce petit conte cet après midi. La lecture est facile et rapide. Trop rapide à mon goût pour entrer tout en entier dans le roman et en apprécier toutes les subtilités - il fait moins de 80 pages et l'écriture est très aérée. J'ai pourtant beaucoup apprécié ce livre.
Une histoire pleine d'amour: l'amour de la neige, l'amour de Neige, l'amour de la poésie. Mais je crois qu'un extrait de ce petit livre sera plus parlant que tous les descriptions que je pourrai faire:
" La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu."
(p.13)

" Ce fut un voyage vers le soleil de son coeur. La pureté du monde et de sa lumière s'offrait à son regard. En marchant lentement sur le chemin, Yuko ressentit une joie pure et étincellante. Il était libre et heureux. Il emportait pour seul bagage l'or de sa foi en l'amour et en la poésie."
(p.36)

"L'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile c'est d'avancer sans tomber. "
(p.50)




L'avis de Soïwatter, de Bibliothéca et de Bmr&Mam.
Le site de Maxence Fermine.

Relecture en juillet 2008.

A chaque fois que je passe à côté de ce petit livre, je n'ai qu'une envie: l'ouvrir et le relire. Comme je le disais dans mon avis de mars dernier, il me manquait un petit quelque chose, j'étais un peu restée sur ma faim, le roman étant beaucoup trop court à mon goût. C'est donc avec beaucoup d'attente que je m'y suis replongée.
Cette fois encore la poésie de Maxence Fermine a fait son effet. Mais j'ai apprécié ce court roman de façon tout à fait différente. Je ne regrette plus qu'il soit aussi court. Tout est dit, tout est clair...
Un très beau et très court roman plein de blancheur, de poésie et d'amour.

Fermine Maxence, Neige, Points Seuil, 2000, 96 pages, 4,50€.