jeudi 1 février 2007

Découverte du jour

Vingt-quatre heures d'une femme sensible
Roman épistolaire de Constance de Salm
Parution: février 2007

L'histoire:
Nous sommes en 1814. Au sortir du spectacle, notre héroïne, veuve amoureuse d’un jeune homme sans ressources, et dont elle est aimée en retour, entrevoit celui-ci qui dans la foule, quitte les lieux en compagnie d’une autre jeune femme…. Tout au long des vingt-quatre heures qui vont suivre – une nuit, une journée puis une autre nuit qui s’étirent en une éternité – elle adresse alors à son amant une succession de quarante-six lettres, reflets du tourbillon des émotions qui l’étreignent et se succèdent en son coeur, tour à tour déchirée de jalousie, d’amour et de désespoir. Quarante-six lettres qui expriment en une langue d’un raffinement et d’une précision inouïes l’exaspération amoureuse, la violence de sentiments nés en définitive d’un quiproquo, car ce jeune amant par lequel cette femme sensible s’etait crue trahie, allant même jusqu’à contempler l’éventualité du suicide, oeuvrait en fait en secret à la possibilité de leur union…
Un chef-d’oeuvre épistolaire qui traverse les époques, mélange intime d’analyse et de passion, où se retrouveront aussi bien les amoureux de Marcelle Sauvageot et de Benjamin Constant que ceux de Stefan Zweig et de Arthur Schnitzler. La découverte d’une grande figure féminine du XIXe siècle, à la fois en tant qu’auteur et en tant que féministe.

L'auteur
La princesse Constance de Salm, née Constance de Théis en 1767, se fait connaître dès l’âge de dix-huit ans par des poèmes. Surnommée « le Boileau des femmes », elle connaît le succès par ses épîtres et ses pièces de théâtre. La Révolution française, après avoir apporté l’espoir d’un changement dans la condition féminine, se révèle une déception qui l’incite à prendre fait et cause pour le « féminisme », et elle se bat à travers ses textes pour les droits des femmes, notamment à l’éducation.
Occultée par le rayonnement de George Sand et Germaine de Staël, il est temps de redonner sa place à cette femme de lettres d’un immense talent.

Vingt-quatre heures d'une femme sensible, acheté en avril 2007.

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