mardi 15 mai 2007

John Tucker doit mourir

Un film de Betty Thomas.
Avec Sophia Bush, Jesse Metcalfe, Brittany Snow et Ashanti.
Sortie en novembre 2006.
Vu en mai 2007.

L'histoire:

Heather, Beth et Carrie sont les reines du lycée. Lorsque les trois beautés se rendent compte que John Tucker, le séduisant capitaine de l'équipe de basket, sort avec chacune d'elles dans le dos des autres, c'est la guerre. Résolues à détruire le tombeur, elles essaient d'abord de le rendre impopulaire, mais toutes leurs tentatives ne produisent que l'effet inverse. Au comble de la rage, elles décident de ne plus s'en prendre à sa réputation, mais à son coeur...
Le plan est simple : il leur faut un appât. Ce sera Kate, la nouvelle, qui pour se faire enfin des amies va accepter de tremper dans le sinistre complot. Comme prévu, John Tucker tombe sous le charme d'une Kate téléguidée ; comme prévu, Kate résiste. Les trois furies savourent leur victoire annoncée, mais leur machination va légèrement déraper...

Mon avis:
Un teen movie tout ce qu'il y a de plus classique. Mais le scénario est sympathique: trois jeunes filles populaires et une jeune fille pas très branché, Kate, décide de se venger de John Tucker, le tombeur du lycée qui sort toujours avec plusieurs filles à la fois. Les filles organisent des scénarios tous plus horribles les uns que les autres pour l'humilier sans résultat. Finalement, c'est à son propre jeu qu'elles vont le prendre: une fois fou amoureux de la dernière d'entre elles a ne pas encore avoir succombé (Kate), elles lui briseront le coeur... Mais l'histoire se termine bien, on ne reste pas dans l'immoralité, chacun retrouve sa place.
D'habitude très peu fan des teen movies, j'avoue que celui-ci était plutôt sympathique...

Ma note:
6,5/10

Les quatre vies du saule

Un roman de Shan Sa.
Publié en 1999.
Lu en mai 2007.

L'histoire:

En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle ? D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussière aux silences de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, deux êtres se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir... Roman d'amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. C'est une fable qui a parfois le goût du thé amer.

Mon avis :
Une ode a l’amour ou plutôt aux amours contrariées. On traverse quatre époques de la Chine rencontrant à chaque fois des personnages différents, mais que leurs amours meurtries rapprochent.
La première histoire se passe en l’an 1430. Shan Sa nous raconte l’histoire d’un jeune garçon Chong Yang qui n’a que six ans au départ et que l’on voit évoluer au fil des pages. Chong Yang plante deux saules côte à côte dans le jardin de la maison de ses parents. Mais son père est bientôt ruiné et les parents meurent brusquement. Chong Yang garde espoir, il veut devenir mandarin. Pour cela, il lui faut étudier et passer de nombreux concours. Un jour, il rencontre Quing Yi, un adolescent richement vêtu et cultivé qui est natif du même village que lui. Après avoir sympathisé Quing Yi lui offre sa sœur en mariage. Le mariage n’aura pas lieu, mais progressivement l’amour s’installe entre les deux jeunes gens. Lu Yi est une jeune femme totalement dévouée à son amour. La situation se complique lorsque Chong Yang est reçu pour ses concours et doit prendre femme…
La seconde histoire retracent les amours meurtries de deux jeunes frère et sœur au XVème siècle. On les suit de leur naissance (ils sont jumeaux) à la mort du frère. C’est la jeune fille qui nous raconte leur histoire tragique. Dans ce pays qu’est la Chine, seul les garçons comptent à la naissance et elle en souffre beaucoup. Mais grâce à ses nombreux dons, elle séduit son père qui se met alors a détester son fils, un vrai bon à rien et à regretter que sa fille ne soit pas née homme. Malgré les brimades, les coups, le désespoir parfois, les deux jeunes gens conservent un réel attachement l’un envers l’autre. Jusqu’au jour tragique où le garçon provoque sans le vouloir la mort de son père…
La troisième histoire se situe en 1962 en pleine Révolution culturelle. Wen est un jeune homme plein d’espoir en la Révolution. Il quitte ses parents contre leur volonté et s’engage dans la lutte. Il rencontre par hasard une jeune fille Saule dont la voix douce le fait rêver. Il en tombe plus ou moins amoureux mais leur relation reste celle de deux frère et sœur. Jusqu’au jour où une délégation arrive au village des gardes rouges et cherche un contre-révolutionnaire…
La dernière histoire est de loin la plus courte. Elle conte l’histoire d’Ajing, une jeune cadre dynamique courtisée par de nombreux hommes. Le temps d’un voyage en avion vers Hong Kong et peut être d’un rêve une nouvelle vie se dessine pour elle… Sans doute le plus poétique des quatre récits.
Ce livre est plein de poésie, de tendresse, d’amour mais aussi de cruauté et de tristesse. On y apprend beaucoup sur l’Histoire de la Chine à travers les âges, sur les us et coutumes des Chinois, sur leur manière de penser, leur manière de voir les choses. J’ai trouvé ce livre très enrichissant. La troisième histoire m’a un peu fait penser à « Balzac et la petite tailleuse chinoise » de Dai Sijie. La dernière histoire est de loin la plus poétique. Mais la seconde m’a beaucoup touchée aussi…
Un très beau roman à lire tout doucement, à savourer…

Ma note :
9/10.

vendredi 11 mai 2007

Milarepa

Un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Paru en 1997.
Lu en mai 2007.

L'histoire:

Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clef : il est la réincarnation de l'oncle de Milarepa, le célèbre ermite tibétain du XIe siècle, qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de mêler leur identité à la sienne. Mais où commence le rêve, où finit le réel ? Eric-Emmanuel Schmitt, dans cette pièce monologue qui est aussi un conte dans l'esprit du bouddhisme tibétain, poursuit son questionnement philosophique: la réalité existe-t-elle en dehors de la perception qu'on en a ?

Mon avis:
Après avoir relu Oscar et la dame rose, j'ai été toute enthousiasmée par Eric-Emmanuel Schmitt et je me suis directement lancée dans Milarepa. Changement radical d'univers avec ce petit conte philosophique.
Tout commence par un rêve, un rêve qui se répète. Et puis il y a une dame vaguement floue que Simon rencontre dans un café et qui l'appelle Svastika. Simon se plonge alors dans une sorte de vie antérieure qui est en fait une vie parallèle comme dans un rêve... On y rencontre Svastika (qui n'est autre que Simon) et son ennemi juré Milarepa. Puis tout devient flou, le narrateur commence à s'identifier à Milarepa. On se demande très souvent qui est ce "je": Simon? Milarepa? ou Svastika? Le narrateur doit raconter son histoire et celle de Milarepa une dernière fois (mais est-ce bien la dernière?) afin de rompre une sorte d'envoûtement qui l'empêche de reposer en paix et le force à se réincarner encore et toujours. Inspiration boudhiste donc...
Je n'ai pas vraiment réussi à comprendre cette haine que voue Svastika à Milarepa son neuveu... Pour moi, tout reste trop flou ... comme dans un rêve. Les contes philosophiques c'est peut être pas pour moi... mais je n'abandonne en aucun cas l'auteur dont j'ai très envie de lire les pièces de théâtre!

Ma note:
4/10

jeudi 10 mai 2007

Oscar et la dame rose


Un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Paru en 2002.
Lu une première fois il y a quelques années et relu en mai 2007.

L'histoire:
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l'hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d'Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d'amour, ces douze jours deviendront légende.

Mon avis:
Un livre plein de tendresse et d'amour, un livre insouciant à l'image de l'enfance pour un sujet dur: la mort.
Oscar est un jeune garçon de dix ans qui est atteint du cancer et que les diverses opérations ne peuvent plus sauver. Progressivement, autour de lui, les comportements changent parce qu'on le sait proche de la mort. Oscar ne le comprend pas, pour lui tout est comme avant, rien n'a besoin de changer. Ses parents n'osent plus le regarder et celà l'attriste et le met en colère. On comprend les parents, on comprend encore mieux Oscar. Son seul réconfort est son amie Mamie-Rose, ancienne catcheuse toute frippée qui lui fait revivre ses aventures et le soutien. Ses lettres sont adressées à Dieu avec beaucoup de naïveté et d'espièglerie. Oscar veut vivre. Grâce à un jeu que lui propose mamie Rose, il va pouvoir vivre toutes les étapes de sa vie en douze petits jours et ne rien regretter en partant...
L'écriture et les mots sont ceux d'un garçon de dix ans. Les mots sont justes, les images et comparaisons parfois drôles. On sent la vie de ce petit garçon entre nos doigts... Un livre qui traite comme le dit si bien Oscar de "la vie, la mort, la foi et Dieu" sans aucune sensiblerie ni aucun prosélytisme.
Un livre émouvant et plein de tendresse sur un sujet pourtant si grave, à lire absolument...

Ma note:
9,5/10

A noter:
Le site officiel d'Eric-Emmanuel Schmitt.
Les avis de Zelly, Lilly, Laconteuse et conjuration des livres

lundi 7 mai 2007

Swap de livres

Pour le swap de livre de Flo, ça y est c'est parti... Nous connaissons enfin LA personne à gâter...

Maintenant, après avoir reçu le questionnaire de MA personne à gâter, je suis en pleine réflexion. J'ai déja quelques petites idées a niveau des livres et d'un objet bien sympathique, mais je ne suis pas encore sûr de moi... Je vais me laisser la semaine pour réfléchir et je m'y mettrais sérieusement la semaine prochaine à l'aide d'une belle balade dans quelques bibliothèques...

Bonne semaine à tous!

vendredi 4 mai 2007

Une semaine en Alsace

Encore des vacances, me direz-vous? Oui, mais cette fois c'est pour rentrer voir ma petite famille en Alsace. Donc, au programme beaucoup de visites un peu partout en Alsace, entre la famille et les amis... et on va aussi essayer de se prendre un peu de temps pour nous, mon Lou et moi et pour profitez des bienfaits de l'Alsace (la schnakafascht samedi soir à Osenbach - au cas où il y aurait des connaisseurs - et peut être une ballade lundi...)

Bref, je ne publierai donc pas de message durant la semaine qui vient. Je tenterai de passer sur le blog pour répondre à vos commentaires mais je vais surtout profiter de l'extérieur, du soleil et du petit chien de mes parents (un bébé labrador de quatre mois)...

J'aurai en outre un peu de temps pour lire - au moins dans le train: 5 h ça aide... Et je vous reviendrai donc avec de nouvelles critiques...

Bon weekend et bonne semaine à tous!

Je serai de retour vendredi 11 mai au soir à Paris pour un dernier weekend parisien...

Braderie à la bibliothèque...

Alors que je farfouillais sur les étagères de la bibliothèque à la recherche du livre qu'il me fallait, une des bibliothécaire s'est avancé et m'a demandé si j'étais intéressé par leur braderie permanente... Imaginez bien que je ne me suis pas fait prier...

Un choix important, tous les romans à 2 € et les poches à 50 cents, que demander de plus. Et devinez quoi? Là encore, j'ai trouvé mon bonheur...

L'inondation d'Evgueni Zamiatine.
A lire pour mon Challenge ABC: lettre Z.
L'histoire:
" La vitre tintait sous le vent, des nuages gris et bas - des nuages de la ville, des nuages de pierre - passaient dans le ciel - comme s'ils étaient de retour, ces nuages étouffants de l'été que pas un orage n'avait transpercés. Sophia sentit que ces nuages n'étaient pas au-dehors, mais en elle, que depuis des mois ils s'amoncelaient comme des pierres, et qu'à présent, pour ne pas être étouffée par eux, il fallait qu'elle brise quelque chose en mille morceaux, ou bien qu'elle parte d'ici en courant, ou encore qu'elle se mette à hurler... "

L'inondation, lu en mai 2007; ma critique ici.

Pérégrinations d'une paria de Flora Tristan.
qui était dans ma LAL.
L'histoire:
Partie en quête des racines paternelles au Pérou, après avoir quitté un mari brutal, Flora Tristan restitue dans ce journal, paru en 1837, ses réflexions sur la société péruvienne post-coloniale et sur un jeune pays qui peine à se transformer en nation. Vivant, intelligent et coloré, son récit fait mieux que mobiliser les promesses de la littérature de voyage : remis entre les mains des victimes (les femmes, les Péruviens), auxquelles il désigne la voie de l'émancipation, il fixe la ligne d'un combat. Les autorités devaient brûler l'ouvrage sur la place publique de Lima, au lendemain de sa publication. Depuis, les Pérégrinations d'une paria sont un classique au Pérou.

Soie d'Alessandro Baricco.
Qui était dans ma LAL.
L'histoire:
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des oeufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

L'étrange cas de mademoiselle P. de Brian O'Doherty.
L'histoire:
C'est un roman miystérieux qui se passe à Vienne dans les années 1770. Les intrigues à la cour de l'impératrice d'Autriche, la musique de Mozart, le froissement des robes en soie, la guerre, Benjamin Franklin, le Siècle des lumières, Frédéric II de Prusse. C'est surtout l'histoire (vraie) d'une jeune fille aveugle et musicienne, que son père confie à Franz-Anton Mesmer, médecin célèbre pour ses découvertes scientifiques dans la guérison des maladies de l'esprit.
La puissance du roman de Brian O'Doherty est dans la peinture psychologique profondément juste des trois personnalités: le père cruel et intrigant, sa fille Marie-Thérèse et le docteur Mesmer dont Stephan Zweig disait dans la Guérison de l'esprit, qu'il était un "novateur incommode". La faculté de Vienne a voulu le discréditer "jusqu'au moment où surgit encore un novateur importun: Sigmund Freud".

Le secret de la Vierge à l'Enfant de Iain Pears.
L'histoire:
Comédie à l'italienne truculente et satire corrosive des mœurs politiques, le nouveau roman de Iain Pears nous entraîne dans un labyrinthe d'intrigues où se mêlent humour décalé et érudition.
A peine Flavia di Stefano a-t-elle pris la succession de son ancien patron, Taddeo Bottando, à la direction de la brigade de protection du patrimoine artistique qu'elle se voit confier une délicate mission : retrouver au plus vite un tableau prêté par le Louvre. Flavia soupçonne Maurizio Sabbatini, un artiste conceptuel. Mais, avant même qu'elle ait pu mettre la main sur lui, Sabbatini est retrouvé assassiné. Pour la jeune femme, cette affaire est liée à la mort tragique de l'épouse de l'artiste, survenue dans les années 1970.
Flavia va plonger dans les pages les plus noires de l'Italie. Et, tandis qu'elle s'avance sur le terrain miné des secrets d'Etat et des scandales politiques, elle aurait bien besoin de l'aide de ses fidèles alliés. Mais Bottando est aux abonnés absents, et Jonathan, son mari, musarde dans la campagne toscane sur les traces d'un tableau au passé rocambolesque...

La vipère d'Azur de Daphna Rye-Paz.

L'histoire:
Milan XIVème siècle. Le terrifiant blason des Visconti - vipère d'azur dévorant un homme - flotte sur la cité, y affirmant le pouvoir de cette grande famille italienne.
Liés à la cour de France et à la cour d'Angleterre, les Visconti sont richissimes. Et enviés, déchirés par des rivalités familiales, et scandaleux. Puissants et craints.
La capture par les Anglais du roi Jean le Bon va permettre l'ascension de l'un des leurs, Giangaleazzo. A travers le destin de ce personnage hors du commun, qui rêvait de réunifier l'Italie, ce sont le Moyen Age finissant et l'orée de l'humanisme qui nous sont restitués avec leur cortège de calamités.
Assassinats, viols, épidémies, prises d'otages, rançons, amours heureuses et malheureuses, famines, coups d'Etats, douceur et cruauté, foi et superstition forment la trame - authentique - de ce roman passionant. Tant il est vrai que parfois, la vérité de l'histoire dépasse e folie et en démesure la fiction pure...

Six ouvrages pour moins de 10 €!

A noter:
Si cette braderie permanente intéresse les Parisiens s'adresser à la Bibliothèque Boissière Saint Honoré au 69, rue Boissière 75016 PARIS.

Un petit tour à la bibliothèque

De passage à Paris, avant de rentrer en Alsace, j'en ai profité pour aller faire un tour dans la bibliothèque de quartier.

Je n'ai emprunté aucun livre que j'avais noté (résultat ma Pal et ma Lal s'allonge encore! ) mais j'ai tout de même trouvé mon bonheur.

Les quatre vies du saule de Shan Sa
L'histoire:

En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle?
En quatre période qui sont autant de Chine différentes, Shan Sa conte l'épopée de ces âmes errantes. D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussièreaux silences de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtued de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, Shan Sa met en scène la passion: deux êtres qui se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir...
Roman d'amour? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. On y croise fantômes et guerriers. Femmes aux pieds bandés. Hommes qui chassent le faucon à l'épaule. Procès politiques et banderoles qui brûlent. Pagodes oubliées dans une forêt de gratte-ciel.
C'est une fable qui a parfois le gpout du thé amer.

Les quatre vies du saule lu en mai 2007; ma critique ici.


Quand l'empereur était un dieu de Julie Otsuka.
L'histoire:
Le sujet déjà ne laisse pas de surprendre (oublieux ou mal informés que nous sommes) : les camps de concentration aménagés - en toute discrétion - pendant la seconde guerre mondiale sur le territoire américain… à l'usage des citoyens d'origine japonaise.
Julie Otsuka a choisi la fiction, mais avoue volontiers que l'histoire qu'elle raconte évoque de très près celle de ses grands-parents, paisibles Californiens qui n'avaient aucune raison de cacher leur ascendance japonaise, arrêtés et déportés par le F.B.I. en décembre 1941, au lendemain de l'attaque de Pearl Harbour, et qui furent maintenus derrière les barbelés, dans des conditions inimaginables, jusqu'à l'été de 1945. Rien que pour ce qu'il raconte, et que l'on sait si peu, le livre de Julie Otsuka vaudrait d'être lu. Mais le miracle est ailleurs. Le miracle, c'est qu'il nous rend témoins de cette histoire en usant de mots qu'on n'attend pas, dans un style si nu, glacé presque, si violemment débarrassé de toute émotion, de toute protestation, que le peu qu'il livre est insoutenable. Insoutenable de sérénité, on voudrait dire de poésie si le mot n'avait l'air ici à ce point incongru.

Quand l'empereur était un dieu lu en mai 2007; ma critique ici.

Encore une fois, il n'y a que de la littérature asiatique... Décidement ça devient une habitude ;-)

Séance câlin...

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parlez des "à côté" de mes lectures. En effet, on a tous des rituels de lecture, des petites habitudes et des détracteurs qui nous empêchent de nous concentrer...


Alors j'ai envie de vous parlez de mon principal détracteur, qui m'empêche bien souvent de me concentrer sur mon livre, à savoir mon octodon Dolly.
Dolly est une petite femelle octodon d'un peu plus d'un an qui nous a rejoint il y a tout juste un an. Elle est mignonne, câline et très affectueuse mais elle a aussi son sacré caractère. Lorsqu'elle décide qu'il est l'heure du câlin, elle veut son câlin tout de suite... Alors moi, tranquillement perdue dans mon monde littéraire, je n'ai d'autre choix que de capituler et aller lui faire un câlin. En effet, elle couine, crie et fait le plus de bruit possible dans sa cage et sur le bureau (qu'elle s'est appropriée et au passage lance aussi ses jouets au sol), jusqu'à ce que je me décide à me lever exaspérée...
Et voilà que je me plie à la séance câlins... Une petite gratouille entre les oreilles, une autre sous le menton, une petite promenade dans mes bras, une chatouille entre les pattes avant... et ça dure, ça dure...
Elle est vraiment trop mignonne...

Et vous, je suis sûr que vous avez aussi des animaux de compagnie qui savent se faire entendre lorsque vous êtes en pleine lecture, ou bien?

jeudi 3 mai 2007

Le secret de Brokeback Mountain

Un film de Ang Lee.
Avec Heath Ledger, Jake Gyllenhaal et Michelle Williams.
Sortie en janvier 2006.
Vu au cinéma lors de sa sortie.

L'histoire:
Eté 1963, Wyoming.

Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain.
Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue. A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer.
Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.

Mon avis:
Un film magnifique : grave, émouvant et pourtant simple sur un sujet dont on a pas vraiment l'habitude qu'il soit traité de cette manière. Je trouve que le réalisateur n'est pas tombé dans les clichés communs. Il en ressort une grande sensibilité et les sentiments sont vraiment bien dépeints. Les acteurs sont vraiment dans leur rôle et on croit à leur histoire d'amour. Les paysages sont splendides.
Un film qui traite de l'homosexualité masculine avec beaucoup de finesse...

Ma note: 9/10.

Oedipe et le sphinx

Voilà quelques temps que je ne vous ai plus fait partager les oeuvres d'art que j'aime. Alors aujourd'hui, je vous propose un autre peintre que j'aime beaucoup: Ingres. On change un peu du romantisme cette fois, pour passer dans du néo-classique...

Oedipe et le sphinx (1808)

mercredi 2 mai 2007

Bilan littéraire du mois d'avril

Alors voilà, je suis contente de mon mois d'avril... Eh oui, ça faisait longtemps que je n'avais plus autant lu et que je n'avais pas eu autant de chance dans le choix de mes lectures... Alors pour une fois, je fais un petit bilan mensuel:

Légende:
++: J'ai adoré
+: J'ai aimé
-: Je n'ai pas vraiment aimé

Bilan mensuel pour avril 2007:
  1. Jean TEULÉ: Le magasin des suicides ++
  2. Frank TALLIS: La justice de l'inconscient t.1 des Carnets de Liebermann ++
  3. Aki SHIMAZAKI: Tsubaki t.1 du poids des secrets ++
  4. Paulo COEHLO: Onze minutes ++
  5. Michel QUINT: Effroyables jardins -
  6. XINRAN: Chinoises ++
  7. Jean-Pierre MILOVANOFF: La splendeur d'Antonia ++
Que de belles découvertes ce mois-ci et de coup de coeur!

Le livre du mois:

Jean TEULÉ: Le magasin des suicides

Même si je ne lui ai pas donné 10/10, c'est mon coup de coeur du mois. Je n'ai pas choisi La justice de l'inconscient ou Tsubaki parcequ'ils font partis d'une série...

La splendeur d'Antonia

Un roman de Jean-Pierre Milovanoff.
Paru en 1996.
Lu en avril 2007 pour mon challenge ABC.

L'histoire:

" A dire vrai, pour décrire l'amour d'Antonia, il faudrait des mots qui n'auraient jamais été prononcés, une langue de coquelicot et de brise avec des silences soudain, des arrêts sur une lumière, les nuages qui filent là-bas par-dessus le Temple de Diane dans le ciel de ce mois de juin oublié, luisant comme une coquille hors de l'eau. Oui, d'abord les nuages, le vent, le ciel, le soleil, puis les cheveux rouges que l'on sait, puis le bruit des pas d'Antonia qui traverse la place aux Herbes, emportée par ses sensations. J'imagine que c'est le début de l'après-midi, l'heure chaude, pas encore le bon du jour. Pour courir à son rendez-vous, elle a mis une longue robe d'été avec un chapeau de taffetas vert ajusté sur son chignon. Où va-t-elle de ce pas vif ? " (Jean-Pierre Milovanoff)

Mon avis:
Antonia est l'arrière-grand-mère du narrateur. Sa fille, donc la grand-mère du narrateur, Pauline a quelques cent dix ans lors de la rédaction du livre. C'est elle qui raconte soir après soir à son petit-fils, l'histoire de sa mère Antonia d'après ces quelques souvenirs d'enfance. Son petit-fils en fait un roman plein de tendresse et d'amour.
Antonia a été une très belle jeune femme rousse. L'histoire retrace celle de ces amours entre biographie et fiction. L'auteur ne sait presque rien de cette arrière-grand-mère et pourtant il arrive à écrire sa courte mais tumultueuse exitence avec tendresse et humour . On découvre Nîmes au tournant du XXème siècle, un milieu bourgeois et austère de cette fin de XIXème siècle et la belle et passionnée Antonia.
Le narrateur est omniprésent tout au long de sa reconstruction de la vie d'Antonia et j'ai trouvé cela très plaisant. L'écriture est fluide, les touches d'humour nombreuses - j'ai notamment adoré sa définition du "bon à rien".
Un beau livre à lire au coin du feu en hiver ou dans un parc au soleil au printemps...

Ma note:
8,5/10.

A noter:
La splendeur d'Antonia a reçu le prix France Culture en 1997.

Lynda Lemay

Envie de vous présentez, mais sans doute n'est-ce pas la peine, une artiste québéquoise pleine de talents et que j'adore tout simplement: Lynda Lemay.

Je l'ai découverte il y a quelques années déja avec son Live puis Du coq à l'âne et j'ai tout de suite accroché...

Je connais toute sa discographie, mais mes albums préférés sont ceux avec lesquelles je l'ai découverte: le Live et Du coq à l'âne...


Le Live est me semble-t-il le plus drôle de tous ses albums... tout en abordant quelques sujets durs et graves...
  1. Je voudrais te prendre
  2. Décevoir
  3. Ma chouette
  4. Alphonse
  5. L'incompétence
  6. Les filles seules
  7. Époustouflante
  8. Le plus fort, c'est mon père
  9. La marmaille
  10. Ceux que l'ont met au monde
  11. Des pieds et des mains
  12. Chéri, tu ronfles
  13. La visite
  14. Les souliers verts
  15. Dans mon jeune temps
  16. Au nom des frustrées
Je vous laisse avec les Souliers verts...

mardi 1 mai 2007

1er mai: fête du travail

Un petit brin de muguet pour vous ce matin...


Et reposez-vous bien en cette journée chômée...