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mardi 10 février 2009

La Rose Pourpre et le Lys Tome 1

Un roman de Michel Faber.
Paru en 2005 aux éditions du Seuil Points.
Lu en janvier 2008.


Londres, fin du XIXème siècle. Sugar est une prostitué sulfureuse et cultivée qui ne refuse jamais rien et dont tous les hommes sont fous. William est le riche héritier des parfumeries Rackham, mais demeure le fils cadet pas bon à grand chose et déçu par sa vie et son mariage. Alors qu'il feuillète une revue peu recommandable, il tombe sur une description des talents de Sugar. Il se rend sans attendre dans le bordel de Mrs Castaway afin de constater par lui-même. Mais dès la première nuit, il tombe éperdument amoureux Sugar. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il la sort de la misère et l'installe dans un bel appartement. Sugar, quant à elle, est bien décidée à tout mettre en oeuvre pour ne plus retomber dans la misère...

Michel Faber nous plonge sans ménagement dans le Londres du XIXème siècle. La pauvreté est d'une réalité terrifiante. L'auteur s'est énormément documenté sur la période, il a d'ailleurs mis plus de 25 ans a écrire La Rose pourpre et le Lys. C'est certainement cela qui confère un caractère très cinématographique à ce roman. L'atmosphère est pesante, lourde. On est dès le départ inclus dans la narration par le narrateur: on est tapis dans le noir, on joue les espions, on est presque gêné par moment, on se sent un peu voyeuriste... Mais la fresque historique est splendide.
Malheureusement, je n'ai pas été totalement séduite. Je n'ai lu que le premier tome, je n'ai pas eu le courage de me lancer directement dans le second. Les personnages sont très bien décrit, on ne peut pas dire qu'ils soient attachants, mais on attend tout de même de savoir ce qui va leur arriver. J'aime beaucoup la personnalité de Sugar, on arrive pas vraiment à la cerner: elle a l'air tout à la fois fragile, forte, sombre et violente, femme de peu de vertu, mais femme instruite qui tente de rédiger son histoire... Quant à William, c'est un bourgeois médiocre qui n'a le goût de rien que de se plaindre de sa vie - au moins jusqu'à ce qu'il rencontre Sugar.
J'ai surtout été gêné par le manque de sentiments, d'émotions, de profondeur de l'histoire. La recherche historique est impressionante, mais j'ai un peu l'impression que ça confère un caractère trop journalistique au récit. J'ai plusieurs fois eu l'impression de m'enliser...
Mais j'ai tout de même beaucoup aimé l'écriture de Michel Faber. Rien à voir avec un Max Gallo français, son écriture est très agréable, recherchée, mais également crue, parfaitement adaptée à son récit. Certains passages sordides ou sexuellement très explicites peuvent peut être choquer les âmes les plus sensibles...
Une magnifique fresque qui me laisse pourtant sur ma faim... Je laisse passer un peu de temps, mais je lirai certainement le second tome.




Les avis beaucoup plus enthousiastes de Lisa et Gaëlle.
Et ceux plus proches du mien: Laiezza des Chats de bibliothèques.

FABER Michel, La Rose pourpre et le Lys, Tome 1, éditions du Seuil, collection Points , 2005, 536 pages.

mardi 2 septembre 2008

Des chrétiens et des Maures

Un roman de Daniel Pennac.
Paru en 1999 aux éditions Gallimard Folio.
Lu il y a quelques années et relu en août 2008.


Un matin, le Petit entre dans la chambre de Benjamin Malaussène et demande à voir son père. Oui, mais le père du Petit on ne sait pas où le trouver. Quant à la mère de toute la tribu, elle brille par son absence sauf lorsqu'elle est enceinte. Et justement, pour le Petit, tout a commencé par une fausse couche et un accident d'ambulance...

Je me rends compte que je n'ai encore jamais parlé de la série de Daniel Pennac tournant autour des Malaussène sur mon blog. Quelle erreur! Car il va sans dire que ce sont de très beaux souvenirs pour moi... Entrer dans la vie des Malaussène, c'est vraiment quelque chose!
J'avais depuis un long moment envie de me replonger dans ces histoires et c'est entre deux pavés que j'ai glissé ce petit opus. Dans cette histoire, il est donc question de la naissance du Petit, mais aussi de la mère de la tribu qui dans les autres opus brille par son absence. Il y est aussi question de littérature - enfin surtout de Bartleby -, d'une oreille arrachée, de mafia locale, d'un chirurgien briseur de coeur, de ténia, de la mort imminente du personnage au centre de l'histoire, ... bref pas le temps de s'ennuyer!
C'est drôle, c'est frais, c'est rapide à lire et on en redemande! Le seul bémol pourrait être le peu de pages de cet opus contrairement aux précédents... Mais j'adore...
A lire et à relire comme toute la série des Malaussène...




Dans la série des Malaussène, on a Au bonheur des ogres (1985), La fée carabine (1987), La petite marchande de prose (1989), Monsieur Malaussène (1997), Monsieur Malaussène au théâtre (1998), Des chrétiens et des maures (1999) et Aux fruits de la passion (2000).

L'avis de Louis de la citadelle des livres et de ma biblionet à moi.
Un portrait de Daniel Pennac paru dans Lire en 1999: ici.

Pennac Daniel, Des chrétiens et des maures, Folio, 1999, 96 pages.


dimanche 3 août 2008

Uglies

Un roman de Scott Westerfeld.
Paru en 2007 aux éditions Pocket Jeunesse.
Lu en juillet 2008.


Tally est une adolescente de presque 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, le jour de son anniversaire elle subira l'opération chirurgicale qui la rendra belle et délicate et la fera quitter le monde des Uglies pour entrer dans la caste des Pretties qui passent leur journée dans une insouciance totale, se contentant de s'amuser et de faire la fête. Mais quelques mois avant sont anniversaire, alors que tous ses proches amis ont déja subi l'opération et qu'elle se retrouve seule Uglie, elle rencontre Shay, une autre adolescente Uglie qui est née le même jour qu'elle. Une aubaine puisqu'elle n'aura pas à passer l'été seule avec les nouveaux Uglies beaucoup plus jeunes qu'elle. Mais de jeux en amusement, Shay insinue le doute dans l'esprit de Tally. L'opération est-elle vraiment la seule solution ? La beauté parfaite n'est-elle vraiment qu'une manipulation des autorités ? Que choisira-t-elle suivre Shay et devenir rebelle ou sacrifier à la perfection ?

En compagnie de Tally, on découvre un monde nouveau. On est plongé dans un futur où dès l'âge de 12 ans, les adolescents sont mis à l'écart du reste du monde sur une sorte de campus dont ils n'ont pas le droit de sortir. A ce stade, ils sont encore des Uglies. Le jour de leur seizième anniversaire, ils subissent une opération qui les rend beaux et parfaits. L'opération les rend tous pareils, la même taille, un visage et un corps parfaitement symétriques, une apparence correspondant trait pour trait au canon de l'époque. Le meilleur ami de Tally, Peris, qui a quelques mois de plus qu'elle, a déja subi l'opération. Les deux jeunes gens sont donc séparés. Tally n'a qu'une hâte, devenir une Pretty et rejoindre enfin Peris à New Pretty Town. Alors qu'elle attend avec impatience le jour fatidique, elle rencontre Shay. Progressivement, Shay insinue le doute dans l'esprit de Tally. Quelques jours avant son anniversaire, Shay décide de s'enfuir et de rejoindre les rebelles à La Fumée. Tally n'a pas le courage de la suivre mais Shay lui laisse un message qu'elle seule peut décrypter et qui lui permettra de la suivre si elle change d'avis.
Ce roman pour adolescent est fort sympathique. Il nous fait entrer dans un monde nouveau, un futur qui donne froid dans le dos mais qui pourrait bien être celui de notre monde. Il pose bien des questions sur le culte de l'apparence et sur la différence. Mais ce ne sont pas là les seuls sujets du roman. On y traite également de la manipulation des masses par un état autoritaire. Notre héroïne court à l'aventure, on la suit et on est pris dans son univers. Cascades, amitié, amour, tout pour satisfaire les ados. Quelques défauts tout de même et notamment la vision très manichéenne de ce monde du futur et le thème de l'écologie qu'on nous fait suivre comme s'il s'agissait du Saint Graal. Quelques scènes sont vraiment niaises notamment celles qui traitent de la découverte de La Fumée par Tally, elle qui ne connait que la technologie et qui est révoltée de voir qu'on peut manger les lapins qu'on élève, se laver dans l'eau glacée d'une rivière, abattre des arbres pour se chauffer ou faire des meubles et surtout travailler de ses propres petites mains...
Mais si on passe outre, il s'agit tout de même d'un bon roman qui se lit aisément et dépayse facilement...




Ce roman a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2008 catégorie Jeunesse. Deux autres tomes sont déja paru dans la série Pretties et Specials. Un quatrième tome Extras devrait paraître fin 2008.
Le site de l'auteur c'est ici.

Westerfeld Scott, Uglies Tome 1, Pocket Jeunesse, 2007, 432 pages, 13,50€.

mardi 29 juillet 2008

Les six compagnons et les piroguiers

Un roman de Paul-Jacques Bonzon.
Paru en 1983 aux éditions Hachette Jeunesse bibliothèque verte.
Relecture en juillet 2008.


Les six compagnons et Kafi, leur chien, sont invités à passer une semaine au Séngéal tout frais payé par le ministre des Beaux Arts pour avoir retrouvé un tableau volé lors d'une précédente aventure. Dans l'avion, ils rencontrent Lucien N'Goum, un étudiant lyonnais qui rentre dans son pays, voir sa famille resté dans le village de Samiouth, pour les fêtes de Noël. De fil en aiguille, les jeunes gens se lient d'amitié et décident de passer leur vacances dans le village du jeune homme. Mais dès leur arrivée, ils retrouvent le frère de Lucien, assommé au bord de la piste qui mène au village...

J'aimais énormément les six compagnons lorsque j'avais une dizaines d'années. De retour chez mes parents pour de courtes vacances, je suis retombée sur ma collection et je n'ai pu m'empêcher de me replonger dans leurs aventures. J'ai choisi celui dont je me souvenais le moins, mais au fur et à mesure de ma lecture, tout m'est revenu...
Il est vrai que ces livres ont un peu vieilli aujourd'hui: pas de téléphone portable mais de bons vieux talkies, pas d'ordinateurs portables, mais des gadgets créés mains avec les moyens du bord, ... Même si je n'ai plus dix ans, le charme a à nouveau opéré. Je me suis vue traversant la brousse avec les compagnons ou poursuivant les malfaiteurs derrière Kafi. Mais qu'est ce que j'aurai aimé vivre des aventures avec les compagnons! Je pense que mon amour pour ces petits livres vient surtout des souvenirs que j'en ai gardé, car il est vrai que les derniers livres pour ado que j'ai lu sont d'une tout autre qualité... non pas que la qualité de ces livres laisse à désirer, bien au contraire, mais c'est très encré dans une époque et une manière d'écrire et de raconter qui s'y rapporte.
Un classique inébranlable qui laisse rêveuse la petite fille que je suis encore...




Bonzon Paul-Jacques, Les six compagnons et les piroguiers, Hachette Jeunesse, 1983.

lundi 7 juillet 2008

Magdalaine la Bâtarde

Un roman de Roberta Gellis.
Paru en 2006 chez 10/18 Grands Détectives.
Lu en juin 2008.


Londres, XIIème siècle. Magdalaine la Bâtarde, femme au passé trouble, dirige depuis quelques années une maison close l'Old Priory Guesthouse attenant au prieuré de Saint Merry Overy. Magdalaine n'est pas comme n'importe laquelle des prostitués du Londres médiéval, elle tient une maison de qualité où la discrétion est assurée et le confort aussi. Elle est d'ailleurs passée sous la protection de Grands de ce monde comme Guillaume d'Ypres ou l'évêque de Winchester.
Mais lorsqu'un émissaire du pape est assassiné sur le parvis de l'Église, il n'en faut pas moins pour soulever les protestations des moines et les voir accuser Magdalaine et ses charmantes filles. Mais celles-ci ne se laissent pas faire et décident d'avertir l'évêque pour l'amener à mener une enquête. C'est Sire Bellamy d'Itchen qui va s'en charger et qui devient le chevalier servant de notre tenancière. Tous ensemble, ils vont se battre pour faire éclater la vérité dans un contexte politique et religieux parfois complexe.


Magdalaine est une héroïne attachante. Elle prend soin de ses filles et de ses clients, elle est discrète et pourtant prête à se battre envers et contre tous. C'est un personnage intriguant et même envoûtant. On en apprend finalement très peu sur elle et sa vie d'avant dans cet opus. J'ai beaucoup aimé ses filles, elles sont charmantes et différentes, on n'a pas affaire à des prostitués de bas étage qui se prostituent contre leur gré pour survivre. Les filles ont été soigneusement sélectionnées par Magdalaine pour leurs charmes physiques mais aussi et surtout leurs particularités. On n'entre à l'Old Priory Guesthouse que sur recommandation et le prix est certes bien élevé mais les prestations le valent.
Les rebondissements sont nombreux dans cette histoire et font passer quasi inaperçus les quelques longueurs. On fini par soupçonner tout le monde et surtout les moines ce qui m'a fait bien sourire. Les prises de bec entre Bellamy d'Itchen et la belle Magdalaine font également sourire. Celui-ci amoureux depuis le premier regard ne peut s'empêcher de jalouser tous ses amants. On se demande si une réelle idylle va naître entre ces deux. L'ambiance rappelle un peu celle des romans de Frère Cadfaël -qui se passent d'ailleurs à la même période-, surtout quand on entre dans le prieuré. L'écriture est simple et fluide, les personnages vraiment originaux dans une enquête policière, l'intrigue tient jusqu'au bout. Tous les éléments d'une bonne série historico-policière sont réunis. J'ai très envie de découvrir la suite...




Les avis de Gachucha, Yueyin, Frisette et Chimère.

Trois tomes suivent déja ce premier opus: Le diable à demeure (T.2), Le vent de la trahison (T.3) et La chambre aux secrets (T.4).

Gellis Roberta, Magdalaine la Bâtarde, 10/18 Grands Détectives, 2006, 398 pages, 7,90€.

vendredi 4 juillet 2008

Tentation

Un roman de Stephenie Meyer.
Paru en 2006.
Lu en mai 2008.

L'histoire:

"Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé."
Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence.
Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?

Mon avis:
C'est avec beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup d'attente face à mon coup de coeur pour Fascination, que j'ai retrouvé Bella et Edward. J'ai pourtant eu beaucoup de mal à entrer dans ce deuxième tome. Je l'ai trouvé long à démarrer, il ne s'y passe pas grand chose dans un premier temps et ensuite tout s'accélère et me semble trop tiré par les cheveux. L'histoire me semble moins vraisemblable et plus facilement déductible. Le ton de ce tome est différent du premier, beaucoup moins enjoué et plutôt nostalgique et mélancolique. C'est peut être cela qui m'a déconcerté.
Ce n'est pas pour autant une déception. J'ai retrouvé les personnages avec beaucoup de plaisir, j'ai suivi la "romance" de Bella et Jacob avec avidité. Mais Edward m'a semblé moins sympathique, plus égocentrique et le clan des Cullen m'a manqué.
Mais malgré tout, la magie a encore fait son effet. Ces romans sont comme une drogue, une fois qu'on y a touché on doit aller jusqu'au bout! Je suis toujours accro et il n'y a aucun doute que je saute très prochainement sur le troisième tome..

Ma note:



A noter:

Les avis de Val, Lily, Karine, Lilly, Clarabel et d'Allie qui tous semblent penser que ce tome est un peu moins bon que le premier...

vendredi 15 février 2008

Fascination


Un roman de Stephenie Meyer
Paru en 2005.
Lu en février 2008.


L'histoire:

Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire. Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine.

Mon avis:
J'ai été fascinée et entraînée dans cette histoire sans même m'en rendre compte. Relativement sceptique au départ - j'suis pas une midinette moi! - je me suis laissée emporter dans cette histoire d'amour qui n'est de loin pas qu'une histoire d'amour... Je me suis sentie adolescente à nouveau dans la peau de Bella dévisageant le bel Edward. Bref, vous l'aurez compris, je suis moi aussi sous le charme de cette série.
C'est un livre que j'aurai adoré avoir entre les mains à l'âge de 15 ou 16 ans. L'écriture est simple, fluide et le vocabulaire relativement riche pour un roman d'ado. Bien sûr, il y a quelques clichés, quelques scènes toutes roses pour jeunes filles en mal du grand amour, mais comme je l'ai lu à plusieurs endroits sur la toile à propos de cette série, c'est un peu comme une drogue. J'ai commencé le premier tome et avant même d'avoir pu dire ouf, j'étais prise au piège... Le deuxième tome m'attend déja dans ma bibliothèque (merci Soïwatter!) et j'avoue que je dois me forcer pour ne pas me jeter dessus!

Ma note:
10/10.

A noter:A peu près tout le monde sur la blogosphère littéraire l'a déja lu et commenté, c'est la note d'Allie qui m'avait convaincu puis en lisant de nouvelles critiques ce dernier mois, j'ai craqué et ça y est, je suis accro!
Deux autres tomes sont déja parus: Tentation et Hésitation. Le quatrième tome devrait sortir aux États Unis au courant du mois d'août 2008.
Un film est en préparation sur le premier tome sous son titre anglais: Twilight.

jeudi 10 janvier 2008

Tsubame

Un roman d'Aki Shimazaki.
Paru en 2001.
Lu en janvier 2008.

L'histoire:

Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?

Mon avis:
Tome 3 du Poids des secrets, j'attendais avec impatience sa sortie en poche et je remercie mon Coeur de l'avoir déniché la semaine dernière... Tsubame veut dire hirondelle.
Ce tome n'est pas directement lié aux autres au premier abord. La première partie du roman se situe en 1923 donc bien avant les événements des tomes précédents. Mais dans la seconde partie, on se situe 59 ans plus tard et Mariko vit avec son fils Yukio et ses enfants dont la petite Tsubaki. C'est donc à travers les yeux de Mariko, la mère de Yukio que l'on comprend les événements dans ce nouveau tome. Mariko, n'est pas japonaise en vérité, elle est coréenne. Sa mère a voulu la protéger et l'a déposer dans un orphelinat catholique pour la sauver avant de disparaître. Monsieur Tsubame, le prêtre, la prend sous son aile, la protège et va lui fournir la nationalité japonaise. Mariko souffre toute sa vie de sa condition - être coréenne sans pouvoir le révéler à personne - jamais elle ne le révelera, même pas à sa propre famille, à son propre mari.
Encore une fois, Histoire et événements familiaux se mêlent et deviennent quasi-inextricables. Toute le livre tourne autour de la difficulté d'être coréen au Japon à cette époque.
Je trouve que ce tome donne tout son sens au titre de la série Le poids des secrets. Encore un très beau roman...

Ma note:
9/10

A noter:
Ma critique des tome 1 Tsubaki et 2 Hamaguri.
Les avis de Papillon, Jules, et Laure.

jeudi 1 novembre 2007

Du sang sur Vienne


Un roman de Frank Tallis.
Publié en janvier 2007.
Lu en septembre 2007.


L'histoire:

En plein coeur de l'hiver sibérien de 1902, un serial killer entame une déconcertante campagne de meurtres dans la ville de Vienne. Mutilations obscènes et penchant pour les symboles ésotériques en sont les principales caractéristiques. L'enquête mène l'inspecteur Oskar Rheinhardt et son ami le psychiatre Max Liebermann au sein des sociétés secrètes de Vienne - le monde ténébreux des érudits littéraires allemands, des théoriciens et des scientifiques adeptes des nouvelles théories évolutionnistes venues d'Angleterre. Au premier abord, le comportement énigmatique du tueur demeure imperméable à toute interprétation psychanalytique... Mais il devient peu à peu évident pour Max qu'un raisonnement cruel et invraisemblable guide les actes de ce dernier.

Mon avis:
Tome 2 des Carnets de Max Liebermann, j'ai tout autant aimé que le premier. Un vrai roman historico-policier comme je les aime. On retrouve avec plaisir les personnages principaux, Max Liebermann, le psychanalyste et Oskar Reinhardt, l'inspecteur de police. On en apprend un peu plus de leur vie privé: les sentiments de Max évolue peu à peu face à sa toute jeune fiancée.
En ce qui concerne l'enquête, on est à nouveau plongé dans l'univers de la Vienne du tournant du XXème siècle, mais cette fois on entre dans le milieu très secret des Francs-maçons. Les crimes sont particulièrement affreux, de la mort d'un anaconda à celle de prostitués, en passant par un moine, Max et Oskar ont fort à faire. Les allusions à la psychanalyse freudienne sont toujours nombreuses, mais on retrouve moins l'ambiance d'effervescence autour de ces idées qui étaient pourtant très présentes dans le premier tome. Par contre, on y trouve les débuts de la police scientifique avec les travaux de Miss Lydgate, la grande amie anglaise de Max... Et toujours les merveilleuses descriptions de toutes les excellentes pâtisseries autrichiennes qui me mettent l'eau à la bouche.
En espérant, que soit un jour publié un troisième tome...

Ma note:
10/10.

A noter:
Les avis de Yueyin et Chimère.
Mon avis sur le tome 1 La justice de l'inconscient.

jeudi 31 mai 2007

Hamaguri

Un livre d'Aki Shimazaki.
Paru en 2000.
Lu en mai 2007.

L'histoire:

Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel. Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli.

Mon avis:
Hamaguri (qui signifie palourdes en japonais) est le second tome de la série Le poids des secrets d'Aki Shimazaki. Cette fois encore, je l'ai lu en quelques heures seulement, en l'espace d'une soirée tranquille.
Yukio est le demi-frère de Yukiko, la narratrice du tome 1. On retrouve avec plaisir les personnages qu'on avait quitté à la fin de cette première histoire. On revit presque les mêmes évenements mais à travers le regard de Yukio. Yukio et Yukiko sont demi-frère, ils ont le même père mais ne le savent pas. Au fur et à mesure des rencontres, d'abord enfant puis adolescent, ils tombent progressivement amoureux l'un de l'autre. Mais un jour, Yukiko se détourne de Yukio sans que ce dernier ne comprenne pourquoi. Yukio reste toute sa vie secrètement amoureux de cette jeune fille énigmatique qui lui avait offert une palourde où leur deux noms étaient inscrit...
Dans ce tome, on apprend ce qu'a vécu Yukio qui est quasiment absent du tome précédent. On le voit évoluer avec sa mère depuis sont plus jeune âge jusqu'à la mort de sa mère alors qu'il a plus de cinquante ans et est marié à une autre femme que celle à laquelle il s'était promis.
J'ai retrouvé avec plaisir la plume de l'auteur, bien que je trouve le style de ce tome un peu différent de Tsubaki, beaucoup plus intimiste. La bombe atomique de Nagasaki et l'histoire de la seconde guerre mondiale ont beaucoup moins de place dans l'histoire, tout tourne ici autour de l'amour de Yukio pour Yukiko, alors que dans le tome précédent, l'adultère du père et les relations familiales de Yukiko étaient beaucoup plus développé.
Encore un tome que j'ai adoré, j'ai hâte de lire le suivant...

Ma note:
9,5/10

A noter:
Les avis de Papillon, d'Hélène, de Nezumi, de Jules, de Bellesahi et de Tamara. Désolé pour ceux que j'ai oublié...

dimanche 22 avril 2007

Tsubaki

Un roman d'Aki Shimazaki.
Paru en 1999.
Lu en avril 2007.


L'histoire:

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.

Mon avis:
Tsubaki (qui signifie camélia en japonnais) est le premier tome de la série Le poids des secrets d'Aki Shimazaki. Je l'ai lu en moins d'une heure trente dans le TGV et j'ai adoré... J'ai de la chance en ce moment mais tous les romans que je commence sont géniaux!
Tsubaki est l'histoire de Yukiko, une mère et grand-mère qui meurent au début de l'histoire mais qui a laissé une lettre à sa fille révélant son histoire trouble qui va faire vaciller le quotidien de cette dernière. Tsubaki est l'histoire d'une famille japonnaise au coeur de la seconde guerre mondiale teintée de "crises" familiales.
L'auteur a le don d'épurer son écriture pour ne s'en tenir qu'à l'essentiel, elle nous tient en haleine durant tout le récit de ce drame familial. J'aime beaucoup ce genre d'écriture que l'on retrouve souvent dans les romans asiatiques. On cotoie également des pans de culture japonaise de l'époque de la seconde guerre dans ce petit roman et c'est particulièrement instructif et plaisant. C'est un récit émouvant et très prenant qui ne juge pas les actes de Yukiko, mais on se sent tenté de lui pardonner, on comprend son geste de désespoir... J'ai hâte de lire le tome 2!
Une magnifique tragédie familiale dans un contexte historique...

Ma note:
Encore un coup de coeur: 10/10.

A noter:
L'avis de Jules, de Papillon, de Laure, de Lhisbei et de Frisette.