vendredi 18 juillet 2008

De retour!

Me voilà de retour d'une très belle semaine en famille en Alsace. Le temps a été plutôt clément, nous avons largement pu profiter de cette petite semaine. Les lectures aussi ont été fructueuses. Je vous réserve plein de critiques dans les semaines à venir...

Pour nous, les vacances c'est fini! Bientôt il va falloir reprendre le boulot...

Manwë aussi en a bien profité!

Bonnes vacances à tous ceux qui ne sont pas encore partis!

mercredi 9 juillet 2008

Blog en vacances!

Ce soir, nous quittons Paris pour passer une petite semaine de vacances en famille dans notre Alsace natale. J'espère pouvoir profiter du beau temps, de ma famille, de mes amis, de mon Chéri - qui travaille beaucoup en ce moment et que je vois peu - et de nombreuses lectures...

Je vous reviens très vite, reposée et en grande forme...

Manwë fait déja le pacha et vous souhaite de belles vacances d'été!

Bonnes vacances à vous tous!

PS: Je réapparaitrais peut être ici au courant du début de la semaine prochaine, dans le cas contraire ce sera pour la fin de la semaine prochaine...

mardi 8 juillet 2008

Triptyque

Un roman de Karin Slaughter.
Paru en juin 2008 aux éditions Grasset Thriller Grand Format.
Lu en juin 2008.

Un vrai coup de coeur!



1986 à Atlanta. Le jeune John Shelley se réveille au côté du cadavre de son amie morte la langue tranchée après une soirée étudiante. Il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle dans un quartier de haute sécurité pour délinquants sexuels alors qu'il n'a aucun souvenir de la fin de la soirée.
2006 même ville, autre quartier. L'inspecteur Michael Ormewood est le premier arrivé sur les lieux d'un crime. Dans une cité sordide, une jeune femme est retrouvée morte dans les escaliers de son immeuble, la langue arrachée d'un coup de dent. Un jeune agent du FBI, Will Trent est chargé de le seconder pour cette affaire qui s'avère bientôt être celle d'un serial killer.

John Shelley quant à lui est sorti de prison et un étrange maître chanteur le poursuit et lui vole son identité. Il trouve un peu de réconfort dans les bras d'une jeune prostitué Robin qui est en fait une jeune flic infiltrée.
Bientôt l'intrigue se met en place et les personnages vont tous être lié par le tueur dans un véritable triptyque diabolique.

J'avais noté ce roman il y a quelques mois déja suite à la critique de Joëlle qui l'avait lu en anglais. J'avais très envie de le découvrir et quand j'ai vu dans son billet que les éditions Grasset venait de le publier en Français au début du mois de juin, je me suis ruée dans la première librairie qui passait par là. J'avais envie d'un thriller noir, de sang, d'enquêtes policières, de terreur, de rebondissements et je n'ai vraiment pas été déçue. Il s'agit certainement du meilleur thriller que j'ai lu depuis bien longtemps. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir d'en avoir lu un aussi bon. C'est le premier roman que je lis de cette auteur, mais ce ne sera surement pas le dernier.
J'ai été happée par l'histoire dès les premières lignes, on y entre et on ne peut plus lâcher le roman. On est exactement comme devant un bon film, la bouche ouverte en extase ou on se cache les yeux devant l'horreur des scènes. On est pris dans un tourbillon de révélations toutes plus fracassantes les unes que les autres et j'avoue avoir du poser le livre et prendre un peu de recul lors de LA fameuse révélation. J'ai été scotchée, révoltée, écœurée, abasourdie, et tellement stressé jusqu'à la dernière page... en un mot, j'ai adoré!
J'aime beaucoup l'écriture simple et fluide de Karin Slaughter, l'univers glauque qu'elle décrit, les prises de tête entre l'inspecteur et l'agent du FBI qui ne se supportent pas. J'ai adoré le parti pris de placer des articles de journaux datant des années 1986 au début de chaque chapitre de la première partie. Les personnages sont vraiment attachants et humains malgré l'horreur, ils ont tous une très forte personnalité. Je me suis beaucoup attachée à Will Trent, l'agent du FBI, un peu paumé et seul, maltraité dans son enfance, qui reporte tout son amour sur une jeune femme aussi paumé que lui et qui ne cesse de le faire souffrir. J'ai souffert avec John Shelley qui essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l'eau et de ne pas sombrer totalement après ses vingt ans de réclusion. On découvre abasourdie le coupable vers le milieu du roman mais tout l'intérêt du livre tient dans l'enquête palpitante qui est menée, on se demande comment justice sera finalement faite et si elle sera faite.
Un très grand thriller à lire absolument pour les amateurs du genre...




Les avis tout aussi enthousiastes de Joëlle et d'Ingrid Barnay.

Karin Slaughter vit à Atlanta.
Elle est l'auteur d'une série County Grant dont six opus sont déja parus: Mort aveugle, Au fil du rasoir, A froid, Indélébile et Sans foi ni loi.
Triptyque semble aussi débuter une nouvelle série dont l'agent Will Trent serait le centre. Fractured, second opus, devrait paraître au cours de ce mois de juillet au États-Unis.
Le site de l'auteur.



Karin Slaughter, Triptyque, Thriller Grasset Grand Format, 2008, 500 pages, 20,90€.

lundi 7 juillet 2008

Magdalaine la Bâtarde

Un roman de Roberta Gellis.
Paru en 2006 chez 10/18 Grands Détectives.
Lu en juin 2008.


Londres, XIIème siècle. Magdalaine la Bâtarde, femme au passé trouble, dirige depuis quelques années une maison close l'Old Priory Guesthouse attenant au prieuré de Saint Merry Overy. Magdalaine n'est pas comme n'importe laquelle des prostitués du Londres médiéval, elle tient une maison de qualité où la discrétion est assurée et le confort aussi. Elle est d'ailleurs passée sous la protection de Grands de ce monde comme Guillaume d'Ypres ou l'évêque de Winchester.
Mais lorsqu'un émissaire du pape est assassiné sur le parvis de l'Église, il n'en faut pas moins pour soulever les protestations des moines et les voir accuser Magdalaine et ses charmantes filles. Mais celles-ci ne se laissent pas faire et décident d'avertir l'évêque pour l'amener à mener une enquête. C'est Sire Bellamy d'Itchen qui va s'en charger et qui devient le chevalier servant de notre tenancière. Tous ensemble, ils vont se battre pour faire éclater la vérité dans un contexte politique et religieux parfois complexe.


Magdalaine est une héroïne attachante. Elle prend soin de ses filles et de ses clients, elle est discrète et pourtant prête à se battre envers et contre tous. C'est un personnage intriguant et même envoûtant. On en apprend finalement très peu sur elle et sa vie d'avant dans cet opus. J'ai beaucoup aimé ses filles, elles sont charmantes et différentes, on n'a pas affaire à des prostitués de bas étage qui se prostituent contre leur gré pour survivre. Les filles ont été soigneusement sélectionnées par Magdalaine pour leurs charmes physiques mais aussi et surtout leurs particularités. On n'entre à l'Old Priory Guesthouse que sur recommandation et le prix est certes bien élevé mais les prestations le valent.
Les rebondissements sont nombreux dans cette histoire et font passer quasi inaperçus les quelques longueurs. On fini par soupçonner tout le monde et surtout les moines ce qui m'a fait bien sourire. Les prises de bec entre Bellamy d'Itchen et la belle Magdalaine font également sourire. Celui-ci amoureux depuis le premier regard ne peut s'empêcher de jalouser tous ses amants. On se demande si une réelle idylle va naître entre ces deux. L'ambiance rappelle un peu celle des romans de Frère Cadfaël -qui se passent d'ailleurs à la même période-, surtout quand on entre dans le prieuré. L'écriture est simple et fluide, les personnages vraiment originaux dans une enquête policière, l'intrigue tient jusqu'au bout. Tous les éléments d'une bonne série historico-policière sont réunis. J'ai très envie de découvrir la suite...




Les avis de Gachucha, Yueyin, Frisette et Chimère.

Trois tomes suivent déja ce premier opus: Le diable à demeure (T.2), Le vent de la trahison (T.3) et La chambre aux secrets (T.4).

Gellis Roberta, Magdalaine la Bâtarde, 10/18 Grands Détectives, 2006, 398 pages, 7,90€.

samedi 5 juillet 2008

Quand je m'offre un petit cadeau...

Il y a quelques jours, j'ai passé une commande que je voulais passé il y a longtemps déja. J'avais repéré les superbes portes-clefs, magnets et badges d'aAlex et des autres sur la Quincaillerie depuis un moment déja.


Etant bien malade et déprimé, j'ai décidé de me faire un petit plaisir et ce petit plaisir vient d'arriver dans ma boite aux lettres...

Quatre très beaux magnets qui sont allés rejoindre les cartes postales sur mon frigo et un très beau porte-clef qui est déja attaché à mon sac à main... J'adore!

Voyez par vous même...

vendredi 4 juillet 2008

Tentation

Un roman de Stephenie Meyer.
Paru en 2006.
Lu en mai 2008.

L'histoire:

"Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé."
Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence.
Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?

Mon avis:
C'est avec beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup d'attente face à mon coup de coeur pour Fascination, que j'ai retrouvé Bella et Edward. J'ai pourtant eu beaucoup de mal à entrer dans ce deuxième tome. Je l'ai trouvé long à démarrer, il ne s'y passe pas grand chose dans un premier temps et ensuite tout s'accélère et me semble trop tiré par les cheveux. L'histoire me semble moins vraisemblable et plus facilement déductible. Le ton de ce tome est différent du premier, beaucoup moins enjoué et plutôt nostalgique et mélancolique. C'est peut être cela qui m'a déconcerté.
Ce n'est pas pour autant une déception. J'ai retrouvé les personnages avec beaucoup de plaisir, j'ai suivi la "romance" de Bella et Jacob avec avidité. Mais Edward m'a semblé moins sympathique, plus égocentrique et le clan des Cullen m'a manqué.
Mais malgré tout, la magie a encore fait son effet. Ces romans sont comme une drogue, une fois qu'on y a touché on doit aller jusqu'au bout! Je suis toujours accro et il n'y a aucun doute que je saute très prochainement sur le troisième tome..

Ma note:



A noter:

Les avis de Val, Lily, Karine, Lilly, Clarabel et d'Allie qui tous semblent penser que ce tome est un peu moins bon que le premier...

mardi 1 juillet 2008

Le treizième conte

Un roman de Diane Setterfield.
Paru en 2007.
Lu en mai 2008.

Un vrai Coup de Coeur


L'histoire:

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

Mon avis:
Pendant ma pause, j'ai aussi en quelque sorte fait une pause lecture, ou plutôt j'ai pris le temps de savourer et de rester longtemps ce livre entre les mains... Je n'avais pas envie de le quitter, de devoir le refermer, j'ai tiré en longueur pour passer encore un peu de temps avec Vida et Margaret.
Ce livre m'a marqué. Je n'ai pas pu le lâcher. Entre réalité et fiction, dans des paysages splendides et des atmosphères oniriques, Diane Setterfield nous fait voyager au coeur de la vie d'une femme écrivain de best-sellers pourtant inconnue du public. Durant toute sa vie elle s'est inventée une histoire, elle s'est créé une bulle. Mais à la veille de sa mort, elle contacte Margaret, une jeune libraire qui écrit des biographies de personnages romanesques durant son temps libre, pour lui raconter son histoire. Et quelle histoire! Les rebondissements ne manquent pas et les événements non plus: des jumelles, un château mystérieux, un géant, des histoires d'amour complexes, des incestes, un incendie, un fantôme, ... Tout nous entraîne dans cette folle histoire à la suite de Margaret et de sa quête pour la vérité... Certains le décrivent comme un roman gothique, ce qui est sûre c'est que l'atmosphère est déroutante et fortement emprunte à la littérature du XIXème siècle. Je me suis même surprise à aller lire une biographie de l'auteur pour être sûre qu'il s'agit d'une de nos contemporaines...
Un livre prenant, un livre attachant, une écriture subtile, j'ai adoré et je le recommande plus que vivement! A lire absolument!

Ma note:



A noter:

Les avis de Bellesahi, LibrHeri, Laure, Papillon, Clarabel, Joelle, Allie, Gachucha et de nombreux autres encore l'ont lu...

lundi 23 juin 2008

Blog en travaux

Après ma longue remise en question, j'ai décidé de changer quelques petites choses sur ce blog qui ne me conviennent plus tout à fait. Le blog sera donc en travaux pour quelques jours ou pour quelques semaines au plus.

Je vous rassure tout de suite, tous mes articles restent accessibles durant ce temps là, il y aura juste peut être quelques petites ratées de temps à autre, mais tout rentrera vite dans l'ordre...


Merci de votre compréhension!

dimanche 22 juin 2008

La maison en papier

Un roman de Carlos Maria Dominguez.
Paru en 2004.
Lu en mai 2008.



L'histoire:

Un Argentin, professeur à l’Université de Cambridge, est nommé au poste de Bluma Lennon, morte renversée par une voiture alors qu’elle venait d’acheter un exemplaire des poèmes d’Emily Dickinson. C’est lui qui ouvre le paquet adressé à Bluma, posté en Uruguay, sans mention d’expéditeur et dont le contenu l’intrigue : un exemplaire de La ligne d’ombre, rongé par l’humidité et portant des traces de ciment et de mortier sur la couverture, la tranche et les pages. Comme il doit se rendre en Argentine, le narrateur emporte le livre, et de Buenos Aires prend le bateau pour l’Uruguay afin de retrouver le propriétaire du livre et de l’informer du décès de son destinataire. Là, un libraire d’ancien et un ami lui racontent l’étrange histoire de Carlos Brauer, bibliophile, collectionneur, disparu sans laisser d’adresse, mais dont les traces demeurent sur une plage désolée, inhabitée, battue par les vents et l’océan. De plus en plus intrigué par cette étrange histoire, effrayé aussi par le pouvoir que semblaient exercer les livres sur leur propriétaire, le narrateur se rend sur la côte de Rocha où il découvrira le mystère de La ligne d’ombre et, bien sûr, le lien qui unissait Bluma Lennon et Carlos Brauer.

Mon avis:
Ce court livre se présente comme une fable. Une fable sur les relations qui peuvent unir les livres et leurs propriétaires. Et comme toute fable possède sa morale, celle-ci ne fait pas exception.
Comme il est très court, ce roman se lit très vite. Et pourtant, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début. Je trouvais bizarre cette idée de devoir absolument rendre un livre en main propre à la personne qui l'avait offert à son amie. Finalement, je me suis laissée prendre au jeu. Les livres et la relation entre le lecteur et le livre sont très bien décrit. Je pense qu'on se retrouvera tous dans l'une ou l'autre de ces descriptions. Ce livre soulève pas mal de question à la lectrice compulsive que je suis. J'ai adoré le passage sur le classement des livres dans une bibliothèque. Quoi qu'il en soit, on fini par se poser beaucoup de question. Cette folie nous guettera-t-elle aussi un jour?
Un livre à lire si on aime les livres et les relations qu'on entretient avec eux...

Ma note:
7,5/10.

A noter:
Je remercie Bladelire pour avoir fait voyager ce livre.
L'avis des rats de biblio, de Papillon, de Caro[line], de Clochette, de Dda et de Clarabel.

mercredi 18 juin 2008

Petite pause

Non, non... Je ne retourne pas me poser des questions existentielles durant un mois! Promis!

Je prends juste quelques jours pour profiter de l'arrivée de mon frère à Paris... Je ne l'ai pas vu depuis des mois et j'ai bien l'intention d'en profiter!

Vue du Markstein (68) en mai 2008

Bonne fin de semaine à tous!

mardi 17 juin 2008

Jane


Un film de Julian Jarrold
Avec Anne Hathaway et James McAvoy.
Sorti en octobre 2007.
Vu en juin 2008.

L'histoire:

Dans l'Angleterre du XIXème siècle, Jane fait la rencontre de Tom Lefroy alors qu'elle doit épouser bientôt un jeune héritier. D'abord agacée par le jeune homme, elle finit par en tomber éperdument amoureuse. Son destin allait être changé à tout jamais.
Avanr de devenir l'auteur reconnu d'Orgueil et préjugés, Jane Austen fut une jeune femme moderne qui défia les convention de la société britannique par amour.

Mon avis:
J'ai passé un très bon moment devant ce film. Voilà bien longtemps que je n'avais plus autant apprécié un film historique.
Alors que de nombreuses adaptations de ces romans existent, c'est le premier film qui retrace la vie de Jane Austen. Apparement, même parmi ces biographes, peu ce sont intéressés à sa vie amoureuse la considérant avant tout comme une vieille fille. Mais Jon Spence dans Becoming Jane Austen révèle suite à des recherches minutieuses qu'elle avait connu la passion peu avant ses vingt ans. Le film est l'adaptation de cet ouvrage.
Le film est simple mais attendrissant et vrai. Les images sont splendides. On découvre une jeune femme pleine de vie et enjouée qui apprend l'amour et ces aléas. On rit avec elle, on pleure avec elle...
Un très beau film qui me conforte après ma lecture de Lady Susan dans mon envie de continuer à découvrir cette auteur.

Ma note:
8/10

A noter:
Le site du film.
Le blog du film.

lundi 16 juin 2008

Le Montespan

Un roman de Jean Teulé.
Paru en mars 2008.
Lu en avril 2008.


L'histoire:

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan. Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose.
Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indéfférent aux menaces répétées, aux procès en tout genre, aux emprisonnements, à la ruine, aux tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme.
Il fallait le talnt et la verve de Jean Teulé pour rendre hommage à cet oublié de l'Histoire - personnage hors du commun - qui, l'un des tout premiers, à affronter à visage découvert le pouvoir absolu de son époque.

Mon avis:
Voilà longtemps que je n'avais plus ri d'aussi bon coeur en lisant un livre. On a souvent dû me prendre pour une folle dans le métro à pouffer toute seule derrière mon livre... Totalement séduite par Le magasin des suicides, je me suis laissée tenter par cette nouvelle oeuvre de Jean Teulé devant le stand Julliard au salon du livre de Paris et quelle bonne idée j'ai eu!
Dès lors que Louis-Henri de Montespan rencontre Françoise de Rochechouart, c'est le coup de foudre, l'amour fou. Le mariage suit très rapidement et les jeunes époux ne sortent plus de leur lune de miel... jusqu'au jour où pour redorer le blason de la famille de son tendre époux quelque peu entrée en disgrâce, Françoise à l'occasion de rentrer au service de la Reine et de faire craquer le Grand Roi-Soleil...
Tout bascule alors pour l'époux cocu. Alors que tout le monde le félicite, il n'a d'yeux que pour sa Françoise qu'il veut voir revenir dans son lit au plus vite. Et il aime le faire savoir que le Roi est un vilain qui rend les honnêtes maris de son royaume cocus. Ce qui n'est pas vraiment du goût du bon roi Louis...
Situation cocasse, humour quelque peu grivois, amour et souffrance, histoire dans l'Histoire - qui remettra quelques détails en place pour ceux qui ne jurent que par le clinquant de la cour du Roi-Soleil -, tout dans ce livre m'a séduite. J'ai passé un très très bon moment de lecture...

Ma note:
10/10

A noter:
L'avis de Stéphanie, Caro[line] et Cuné.
L'avis beaucoup moins enthousiaste des chats de biblio et d'Yspadadden.

jeudi 12 juin 2008

Rebelles

Un roman d'Anna Godbersen.
Paru en février 2008.
Lu en avril 2008.

L'histoire:
Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.

Mon avis:
Le quatrième de couverture est un peu réducteur, mais pour une fois n'entame pas l'histoire. On a tout le loisir et tout le plaisir de la découvrir par nous même. Je dirai qu'il s'agit d'un roman type pour adolescentes, mais même si je n'en suis plus une, sur moi aussi le charme a opéré. Ce roman est présenté comme étant le nouveau phénomène littéraire à New York. Je n'irai peut être pas jusque là même si le livre m'a beaucoup plu.
Magnifiques toilettes, prétendants idéaux, bals réguliers, opposition entre les riches et belles filles de la haute société et les pauvres jeunes hommes domestiques, histoires d'amour et de haine... Je ne vous révélerai rien. Sauf peut être que pour une histoire sensée se passer à la fin du XIXème siècle, la fin est plutôt inattendue. C'est peut être ce qui m'a le plus séduit... le courage d'aller jusqu'au bout...
Un très bon moment de lecture, entre détente et rêve de petite fille...

Ma note:
8,5/10

A noter:
Le site du livre.
L'avis de Clarabel.

lundi 9 juin 2008

Le murmure des Dieux

Un album jeunesse écrit par Roxane Marie Galliez et illustré par Cathy Delanssay.
Paru en octobre 2007 aux éditions Balivernes.
Lu en avril 2008.

L'histoire:
A travers le temps, à travers le monde, héros vaillants et dieux puissants errent et vagabondent. Écoutez maintenant leurs histoires fécondes, sources de nos rêves quand le jour s'achève.

Mon avis:
Cet album ressemble énormément à L'Orée des fées que j'ai lu quelques mois avant celui-ci. L'esprit est le même. Avec cet album, c'est dans le monde des Dieux immémoriaux et des héros d'un autre temps que l'on entre tout doucement... Après avoir fait appel aux neuf muses, Roxane Marie Galliez nous entraîne chez les Dieux passant d'un continent à l'autre, d'une civilisation à l'autre. Comme dans l'Orée des fées, les dessins de Cathy Delanssay nous font rêver...
Mon histoire préférée? Celle du serpent Waagal et du temps du rêve aborigène. Quant à l'illustration la plus réussie à mon goût, c'est celle de la protectrice des Samouraïs Japonais Marishi-ten. J'ai aimé la poésie de ces petites histoires. J'ai adoré lire les histoires inventée par Roxane Marie Galliez à partir des légendes que l'ont connait tous comme celle d'Hélène de Troie, de Vénus ou d'Arthur...
Un très bel album, mais il me reste une petite préférence pour l'Orée des fées, peut être mon côté midinette...

Ma note:
8,5/10

A noter:
L'avis des autres: Karine, Bladelire, Clarabel et Caro[line]
J'ai eu la chance de pouvoir me faire dédicacer cet album par Cathy Delanssay lors du Salon du Livre à Paris en mars.
Le blog de Cathy Delanssay et celui de Roxane Marie Galliez.

Enfin de retour !

Après une absence de plus d'un mois et beaucoup de remise en cause, je vous annonce enfin que je reviens... Beaucoup de choses ce sont passées ces derniers temps pour moi et les remises en questions n'ont pas que concerné ce carnet de lecture. Les changements vont être grands pour moi dans les prochains temps, mais je suis confiante...

Je risque de poster moins régulièrement qu'il fut un temps, mais j'espère rapidement retrouver un rythme de croisière... Je vais progressivement me reprendre le temps de passer vous voir également, vos blogs et vos conseils de lecture me manquent...

Alors,

C'est reparti!