jeudi 30 octobre 2008

L'affaire de Road Hill House

Un livre de Kate Summerscale.
Paru en mai 2008 aux éditions Christian Bourgois.
Lu en septembre 2008.


En 1860 dans un petit village anglais, le petit Saville Kent disparaît de son lit au lendemain d'une nuit pourtant très calme. Les recherches s'organisent dans la propriété des Kent. Quelques heures plus tard, le corps du jeune garçon d'à peine cinq ans est retrouvé dans les latrines des domestiques recouvert de sang. Les habitants de cette grande demeure du Wiltshire doivent rapidement se rendre à l'évidence: Saville a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux. Les rumeurs vont bon train sur cette famille à l'apparence tranquille et sans histoire. La presse, en plein essor à cette période, se fait rapidement le relais des plus terribles hypothèses et relatent les moindres détails de l'enquête. Bientôt l'enquête piétine et c'est le détective de Scotland Yard, Jack Wicher qui est envoyé pour élucider cette terrible affaire.

Ce livre est tout à fait étonnant et particulièrement intéresant. Moi qui aime beaucoup les romans policiers, j'ai été servi. En réalité, il ne s'agit pas d'un roman policier, mais bien de l'enquête historique sur le meurtre de ce jeune garçon que tout le monde semblait pourtant aimé. Kate Summerscale nous fait remonter le temps à travers des documents d'archives (presse, rapport d'enquête, rapport d'autopsie, ...) à une époque où la figure du détective n'en est encore qu'à ses débuts. C'est l'époque des premières histoires de Sherlock Holmes et de tous ces accolytes. Cette histoire a d'ailleurs inspiré de nombreux grands auteurs anglais du XIXème siècle. Le contexte historique est admirablement dépeint. On se retouve sans s'en rendre compte dans ce comté du Wiltshire dans la demeure des Kent à l'époque victorienne. Tout y est relaté, le prix des denrées, les habitudes des gens vivant aux alentours de Rod Hill House, les premiers succès de la presse, les rumeurs, les protagonistes, les histoires de famille, ... On est plongé aux coeur de l'enquête, elle avance pas à pas sous notre regard.
Une enquête particulièrement riche historiquement parlant et passionante.




Les avis de Joëlle (qui m'a donné envie de lire ce livre), de Michel et d'Amanda.

Summerscale Kate, L'affaire de Road Hill House, Christian Bourgois éditeur, mai 2008, 521 pages.

jeudi 23 octobre 2008

London Swap

Hier soir, un colis m'attendait dans ma boîte aux lettres. Il y a quelques semaines, je vous avais parlé de ma participation à un nouveau swap. Et j'ai tout de suite pensé à mon colis London Swap. C'était vite vérifié puisque c'était écrit en gros dessus ;-) J'ai tout de suite reconnu ma swappeuse et ai été ravie que ce soit quelqu'un dont je visiste très régulièrement le blog qui ait la tâche de me gâter...

Et j'ai été très gâtée... J'ai adoré les somptueux emballages kitch! J'ai craqué et je vous ai pris des photos.


A l'intérieur, j'ai trouvé une superbe carte de Londres, trois romans - les deux tomes de La rose pourpre et le lys de Michel Faber que j'ai envie de lire depuis très longtemps et L'innocence de Tracy Chevalier, une auteur que j'adore - un paquet de shortbread, de la gelée de thé au jasmin maison et des tas de petits échantillons de thés. Katell m'a vraiment gâtée!


Merci beaucoup Katell et merci Yspaddaden pour l'organisation de ce splendide swap!

mercredi 22 octobre 2008

De Niro's game

Un roman de Rawi Hage.
Paru en septembre 2008 aux éditions Denoël.
Lu en septembre 2008.


Début des années 1980. Bassam et Georges sont deux amis d'enfance. Ils survivent comme ils peuvent dans un Beyrouth dévasté par les bombes. Un peu voyou, vivant de menus larcins, les jours se suivent pour les deux jeunes hommes comme les alertes à la bombe. Ils rêvent de jours meilleurs jusqu'au jour où Georges s'engage dans la milice. Progressivement, les deux amis s'éloignent l'un de l'autre, Bassam rêve de vivre à l'étranger alors que Georges combat dans la milice chrétienne...

Georges et Bassam sont deux petits voyous qui vivent comme ils le peuvent de leur petits larcins et de leur petits boulots. Ils passent leur nuit dans des fêtes où les filles manquent mais l'alcool coule à flot. Tout ne serait pas si terrible si on n'était pas à Beyrouth dans les années 1980 alors que la guerre fait rage, que les alertes à la bombe se succèdent et que les cadavres pleuvent.
Un jour qu'ils s'ennuient et qu'ils ont besoin d'argent, ils décident de monter un gros coup. Il est question de détourner la recette de la salle de jeu où travaille Georges. Mais l'argent ne fait pas tout. Georges est de plus en plus attiré par les milices chrétiennes alors que Bassam rêve d'évasion, de Rome ou de Paris.
L'écriture est belle et puissante, mais dure et noire. L'histoire est noire, pessimiste, un peu trop pour moi. Je n'ai pourtant pas eu de mal à me plonger dans le roman et à le lire jusqu'au bout. Mais l'atmosphère est trop pesante et sans espoir. Et puis les personnages se sont créés une carapace, certes nécessaire dans le contexte, mais qui rend leur regard sur les événements d'une froideur extrême. Et la fin m'a quelque peu déçue, je m'y attendais vraiment fortement.
Un roman très dur et pessimiste, une écriture puissante, mais qui n'ont pas su me séduire...




Je remercie sincèrement Chez les filles et les éditions Denoël pour leur envoi.

Les avis de Solenn, de Cathulu ou de Chatperlipopette. Mais quasiment toute la blogosphère l'a lu...

Hage Rawi, De Niro's Game, éditions Denoël, 2008, 262 pages.

jeudi 9 octobre 2008

Une si jolie robe

Un roman de Fan Wu.
Pari en août 2008.
Lu en septembre 2008.




Canton, 1990. Ming, 17 ans, débute ses études universitaires. Un soir alors qu'elle se sent seul, elle monte sur le toit des dortoirs pour jouer du violon. C'est là que pour la première fois elle rencontre Miao Yan. Cette dernière a quelques années de plus que Ming. Pour les deux jeunes femmes, l'attirance est immédiate et pourtant tout les oppose. Alors que Ming est une élève sérieuse et travailleuse, Yan se laisse vivre et aime faire la fête tard dans la nuit.
Ming est jeune femme naïve qui connaît bien peu de choses de la vie. Surprotégée par ses parents professeurs exilés au fin fond de la campagne durant la révolution culturelle, elle s'est réfugiée dans le monde des livres. Alors que Yan est une jeune femme belle, provocante et manipulatrice. Cette rencontre marquera à jamais la vie de Ming...

Toute l'histoire tourne autour de l'ambiguité de la relation des deux jeunes femmes. En fait, il s'agit un peu de l'histoire de toutes les amitiés adolescentes alors que l'on se cherche, que l'on ne se connait pas encore mais que les hormones nous jouent déja des tours.
L'écriture est douce et fluide, très féminine, très européenne, malgré les origines de l'auteur. Mais comme les romans asiatique, il est écrit tout en douceur, en subtilité, comme les sentiments naissant qu'il dépeint.
Cette amitié orignale n'est pas le seul attrait du roman. A travers, ces deux jeunes femmes, c'est toute l'éducation des jeunes femmes en Chine, pleine de naïveté et de tabous, qui nous est dépeinte. Et j'en suis parfois resté bouche bée...
Un superbe roman que je ne suis pas prête d'oublier. Un véritable coup de coeur...




L'avis de Soïwatter aussi enthousiate que moi.

Wu Fan, Une si jolie robe, Picquier Grand format, 2008, 286 pages.

jeudi 2 octobre 2008

Bilan littéraire du mois de septembre

Un beau mois de lecture. Peu de lectures, mais deux lectures absolument passionnantes.


Légende:
++ : J'ai adoré
+ : J'ai aimé
- : Je n'ai pas vraiment aimé

Bilan mensuel pour le mois de septembre 2008:
  1. Une si jolie robe de Fan Wu ++
  2. De Niro's game de Rawi Hage -
  3. L'affaire de Road Hill House de Kate Summerscale ++

Moins de lectures que le mois dernier mais j'ai pris le temps d'apprécier... Un beau mois pour moi! Mes avis devraient être publié dans les prochaines semaines...


Le livre du mois:
Une si jolie robe
Wu Fan



Les oubliés de Vulcain

Un roman de Danielle Martinigol.
Paru en 1995 chez Livre de Poche Jeunesse.
Lu en août 2008.


Charley est un jeune homme de 15 ans. Il a toujours vécu à l'Usine avec Clara et Jim pour s'occuper de lui. Le jour de son quinzième anniversaire, il apprend qu'il n'est un garçon pas comme les autres. Son corps a été amélioré pour survivre dans les conditions les plus difficiles de la conquête spatiale.
Choqué, révolté, Charley décide de s'enfuir. Sa seule issue est de partir avec les bennes à ordures. Il atterrit sur Vulcain, la planète-poubelle des Trente Mondes. Là, il est accueilli par un peuple étrange de trieurs et de recycleurs qui survivent tant bien que mal sur cette planète hostile. Charley fait la connaissance de Jani, une Dech, puis de Morvan, le fils d'Ord Caadfard. Il ne cachera pas longtemps qui il est a ses amis...

Un roman de science fiction pour adolescent que j'ai lu pour la première fois lorsque j'avais une douzaine d'années. Il fait parti des livres qui m'avait touché étant jeune et que j'ai retrouvé chez mes parents durant l'été. J'en ai donc profité pour le relire et me refaire un avis.
Vulcain est une planète vraiment particulière et son peuple divisé est pourtant touchant. Charley est un adolescent en pleine crise qui en outre découvre qu'il n'est pas comme les autres. Il va devoir accepter son identité et se découvrir progressivement.
L'histoire est simple, bien trouvée et efficace. C'est tout un monde que l'on découvre à travers Vulcain et ses habitants...
Une belle quête d'identité, une histoire sympathique...




Martinigol Danielle, Les oubliés de Vulcain, Le livre de poche jeunesse, 187 pages, 1995.

jeudi 18 septembre 2008

Le maître a de plus en plus d'humour

Un roman de Mo Yan.
Paru en 2005 aux éditions du Seuil collection Points.
Lu en août 2008.


A moins d'un mois de sa retraite, Ding Sihikou est licencié. L'usine fait faillite. Tout son monde s'effondre. Il traîne pendant des jours sans savoir ce qu'il va pouvoir faire du reste de sa vie. Il faut bien qu'il nourrisse sa femme...
Mais un jour, au cours d'une promenade au bord du lac, c'est la révélation. Il trouve un vieux bus abandonné au milieu de la forêt et décide de le restaurer pour en faire son gagne pain. Un gagne pain bien particulier en fait et à la limite du légal mais quoi qu'il en soit maître Ding retrouve le sourire...

Comment se remettre d'une déception littéraire? Demander conseil à Arnaud... Il me fallait quelque chose de totalement différent. Et la littérature asiatique, voilà bien longtemps que je ne m'y était plus plongée. C'est donc avec plaisir et sans aucune attente que j'ai ouvert ce livre.
Il s'agit d'un court roman bien sympathique, sans prétention, à l'humour un brin décalé... Une satire du régime chinois et de la société chinoise contemporaine.
Un petit roman à lire un jour de vague à l'âme...




L'avis de Bmr & Mam et de Soïwatter.

Yan Mo, Le maître a de plus en plus d'humour, Points Seuil, 2005, 108 pages.

Mes abandons de lectures

Plusieurs d'entre vous ont déja créé leur rubrique "abandon de lecture". Alors comme je viens d'abandonner un livre et que c'est le deuxième en deux mois, je me décide à créer moi aussi ma rubrique.

Je noterais dans la rubrique qui suit tous les livres que j'abandonne pour une raison ou pour une autre. Je vous expliquerai la raison de mon arrêt de lecture. Je me réserve le droit de relire les livres qui y seront noté et si je parviens alors au bout, de les mettre comme il se doit à leur place dans ma bibliothèque et de les supprimer de cette rubrique...

Abandon de lecture:

Avril 2007:
  • Geisha d'Arthur Golden:
Un livre dont j'ai apprécié le début mais qui m'a semblé un peu long à démarrer. J'ai abandonné la lecture au niveau de la centième page alors que le livre trainait déja depuis plus d'une semaine sur ma table de nuit sans que l'envie me prenne de m'y replonger. Peut être n'était-ce pas le bon moment. Je me promets d'y revenir puisqu'il fait parti de mon challenge ABC 2007...
N'en restez pas à cet avis: Gambadou et La Conteuse ont beaucoup appréciées.

Mai 2007:
  • Le brocart de Teru Miyamoto:
Je suis passionnée de littérature asiatique ces derniers temps. J'aime beaucoup la manière épurée dont ils écrivent, la façon qu'ils ont de trouver le mot juste pour décrire un sentiment sans jamais tomber dans le sentimentalisme... J'ai été déçue avec ce roman épistolaire dont je n'ai pas dépassé la page 60. Des informations qui arrivent de tous les côtés, des retours en arrière et en avant dans une même lettre, des anecdotes sans intérêts (me semble-t-il), une écriture relativement dense et lourde... J'ai eu du mal à savoir de quoi voulait parler l'auteur au final. J'ai donc rendu le livre à la bibliothèque avant de l'avoir terminé... et pourtant j'avais envie d'y croire. Peut être un jour...
  • Le pendule de Foucault d'Umberto Eco:
Ce livre fait parti de mon challenge et j'ai bien l'intention d'arriver au bout. Malheureusement pour cause de panne de lecture et vue la difficulté de lecture de ce livre, je le mets de côté pour quelques temps. Mais j'y reviendrai bien vite parce que j'adore Umberto Eco...
N'en restez pas sur mon avis, bibliotheca à beaucoup aimé.

Août 2007:
  • Les merveilleuses aventures du tailleur Fokine de Vsevolod Ivanov
J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque sans connaître ni le livre, ni l'auteur. La couverture semblait sympathique, le titre m'a attiré et le résumé m'a convaincu. Malheureusment je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal le tailleur Fokine qui m'a semblé vraiment antipathique. Pour l'histoire en elle-même, je m'attendais à autre chose après avoir lu le résumé... Les références à une littérature russe de l'époque que je ne connais pas n'a pas aidé. Je referme donc ce livre à la page 50. Un jour peut être...
N'en restez pas ur mon avis, Chimère a bien aimé.
  • Légers manquements de Elke Schmitter
Ce livre faisait partie de mon challenge ABC, mais j'avoue, je m'ennuie profondément en le lisant. Le destin de ses quatre femmes est des plus ennuyeux. L'une lesbienne rencontre un homme dont elle tombe amoureuse et enceinte en même temps, l'autre est mariée et a eu un enfant, enfant qui est encore le seul lien qui existe entre elle et son mari... Bref, rien de bien original à l'horizon. Ces femmes se plaignent de leurs vies respectives tout en jalousant les autres. Je suis arrivée à la moitié du livre, mais je n'ai plus le courage d'aller plus loin... Je referme donc ce livre avec une immense sensation d'inachevée...
N'en restez pas sur mon avis, Camille a aussi été destabilisée mais à bien apprécié au final.
  • V.O. d'Eva Almassy
Le mois d'août sera décidement un mois d'abandons de lecture. Peut être n'ai-je pas choisi les bons livres. En tout cas, je n'ai pas réussi à entrer dans ce roman, trop compliqué pour moi, à moins que ce ne soit pas le bon moment. Il s'agit d'un roman composé de très courts chapitres agrémentés de quelques phrases de dialogue à chaque fin de chapitre. Je n'ai pas vraiment compris la construction du texte. Quant à l'histoire elle m'a semblé bien décousue mais je ne suis pas allé très loin dans ma lecture... Encore une déception donc.

Août 2008:
  • Le cercle du phénix de Carolyn Grey
Voilà pile un an que je n'avais plus laissé un livre de côté, où alors après à peine quelques pages parce que ce n'était pas le moment pour moi de le lire. Après un aussi splendide roman historique que La fille du pasteur Cullen, je n'aurai pas dû tenter de rester dans les romans historiques. J'aurai dû m'orienter d'office vers autre chose. Mais j'avais envie de découvrir ce roman. En plus, les deux romans se passe en Angleterre et au milieu du XIXème siècle... Et le style est si différent. Trop de déja vu, d'archétype, mais apparement il faut dépasser le cap des 150 pages pour que ça évolue... Je n'ai pas réussi à m'y faire... Mais je m'y replongerai peut être dans quelques mois.
N'en restez pas sur cet avis: Emeraude a aimé même si a priori le sujet ne l'intéressait pas et Yueyin a beaucoup aimé.

mardi 9 septembre 2008

La fille du pasteur Cullen

Un roman de Sonia Marmen
Publié en mars 2007 aux éditions France Loisirs.
Lu en août 2008.




Début du XIXème siècle. Dana est la fille du pasteur du petit bourg écossais de Kirkcaldy. C'est la petite protégée de la famille, la fille sage aux yeux vairons à qui une maladie infantile a laissé un pied bot. A l'âge de seize ans, c'est le drame. Son frère Jonat qui l'avait veillé et soigné jour et nuit durant sa maladie, quitte la maison suite à une dispute avec son père et est retrouvé mort quelques jours plus tard dans la capitale anglaise. Pour sa jeune soeur, la blessure ne se refermera jamais.
Inquiète pour son avenir, sa mère l'envoie chez sa tante à Edimbourg qui a deux jeunes garçons en âge de se marier. Progressivement, elle tisse des liens avec Timmy, bien qu'elle ne comprenne pas toujours leur relation. Puis elle fait la connaissance du chirugien Francis Seton...

Que dire de ce splendide roman de plus de 900 pages! Une merveille! Malgré son nombre de pages, jamais on ne s'ennuie, jamais le rythme ne s'essouffle. Tout est réuni pour en faire un roman inoubliable: une magnifique histoire d'amour, une Edimbourg enbrumée au début du XIXème siècle, des d'inquiétantes promenades nocturnes dans les cimetières, le milieu de la chirurgie dans un siècle qui ne l'accepte pas encore, la passion des livres... Ce roman est tout à la fois une fresque historique de l'Ecosse au début du XIXème siècle, un roman policier, une romance, le portrait d'une famille déchirée par la confrontation entre la religion et la libre pensée, l'histoire des difficiles débuts de la chirurgie.
J'ai particulièrement apprécié les descriptions des difficultés des chirurgiens dans ce siècle où ils ne sont pas encore vraiment reconnus. La bataille qu'ils ont mené contre les préjugés et l'Eglise pour avoir le droit de pratiquer des autopsies afin de découvrir comment sauver des vies.
J'ai adoré le personnage de Dana. Cette jeune fille sage et prude qui grandit et devient une femme. Son ouverture d'esprit alors qu'elle a été élevée dans le plus strict respect des règles religieuses qu'imposait son père à la famille. Cette jeune femme qui croit ne pas pouvoir plaire avec son pied bot et ses yeux vairons et qui pourtant fait tourner les têtes. C'est en quelque sorte tout son parcours initiatique à travers les affres de l'amour que l'on suit.
J'ai absolument adoré l'écriture de Sonia Marmen. Une écriture juste et délicate qui sait se faire violente ou sensuelle lorsqu'il le faut. Un niveau de langue qui colle absolument au contexte historique - ce que je ne rertouve pas très souvent et qui a souvent tendance à m'énerver. Une atmosphère historique très bien décrite et très bien documentée.
Un pur chef d'oeuvre, un énorme coup de coeur. Des semaines après sa lecture, je n'arrive toujours pas à faire sortir de ma tête les images qu'il y a insinué...

C'est Allie qui m'a donné envie de lire ce roman, il y a bien longtemps. Alors lorsque par hasard, je l'ai vu dans mon catalogue France Loisirs, je n'ai pas su résister.




Les avis d'Allie (qui a su me convaincre), Karine (un peu moins enthousiaste) et de Lucy.

Marmen Sonia, La fille du pasteur Cullen, éditions France Loisirs, 2007, 911 pages.

mardi 2 septembre 2008

Des chrétiens et des Maures

Un roman de Daniel Pennac.
Paru en 1999 aux éditions Gallimard Folio.
Lu il y a quelques années et relu en août 2008.


Un matin, le Petit entre dans la chambre de Benjamin Malaussène et demande à voir son père. Oui, mais le père du Petit on ne sait pas où le trouver. Quant à la mère de toute la tribu, elle brille par son absence sauf lorsqu'elle est enceinte. Et justement, pour le Petit, tout a commencé par une fausse couche et un accident d'ambulance...

Je me rends compte que je n'ai encore jamais parlé de la série de Daniel Pennac tournant autour des Malaussène sur mon blog. Quelle erreur! Car il va sans dire que ce sont de très beaux souvenirs pour moi... Entrer dans la vie des Malaussène, c'est vraiment quelque chose!
J'avais depuis un long moment envie de me replonger dans ces histoires et c'est entre deux pavés que j'ai glissé ce petit opus. Dans cette histoire, il est donc question de la naissance du Petit, mais aussi de la mère de la tribu qui dans les autres opus brille par son absence. Il y est aussi question de littérature - enfin surtout de Bartleby -, d'une oreille arrachée, de mafia locale, d'un chirurgien briseur de coeur, de ténia, de la mort imminente du personnage au centre de l'histoire, ... bref pas le temps de s'ennuyer!
C'est drôle, c'est frais, c'est rapide à lire et on en redemande! Le seul bémol pourrait être le peu de pages de cet opus contrairement aux précédents... Mais j'adore...
A lire et à relire comme toute la série des Malaussène...




Dans la série des Malaussène, on a Au bonheur des ogres (1985), La fée carabine (1987), La petite marchande de prose (1989), Monsieur Malaussène (1997), Monsieur Malaussène au théâtre (1998), Des chrétiens et des maures (1999) et Aux fruits de la passion (2000).

L'avis de Louis de la citadelle des livres et de ma biblionet à moi.
Un portrait de Daniel Pennac paru dans Lire en 1999: ici.

Pennac Daniel, Des chrétiens et des maures, Folio, 1999, 96 pages.


dimanche 31 août 2008

Bilan du mois d'août 2008

Un très beau mois de lecture, avec une très belle découverte et de sympathiques relectures. Seul bémol, un abandon en cours de lecture, mais j'y reviendrai certainement un jour...

Légende:
++ : J'ai adoré
+ : J'ai aimé
- : Je n'ai pas vraiment aimé

Bilan mensuel pour le mois d'août 2008:
  1. Kitty Sewell Fleur de glace ++
  2. Daniel Pennac Des chrétiens et des maures +
  3. Sonia Marmen La fille du pasteur Cullen ++
  4. Danielle Martinigol Les oubliés de Vulcain (ado) +
  5. Carolyn Grey Le cercle du phénix Abandon p. 93
  6. Mo Yan Le maître a de plus en plus d'humour +
Moins de lectures que le mois dernier, et pour cause! Un livre de plus de 900 pages, ça occupe une bonne partie du mois... Un bon mois de lecture quoi qu'il en soit!

Le livre du mois:

La fille du pasteur Cullen
Sonia Marmen

mercredi 27 août 2008

London Swap

Hier, en passant sur le blog d'Yspaddaden, j'ai eu le bonne surprise de découvrir qu'elle organise un swap spécial Londres...

Voilà quelques neuf mois que je n'ai plus participé à un swap. Quelque peu lassée et peu intéressée par les swaps qui se sont organisés ces derniers mois, j'avais décidé une pause swap...


Mais la rentrée arrivant, qu'est-ce qui m'empêchait de me joindre à ce nouveau swap au thème si alléchant?

C'est chose faite! C'est avec joie que je vais partciper au London Swap...

lundi 25 août 2008

Fleur de glace

Un roman de Kitty Sewell.
Paru en février 2008 aux éditions Belfond noir.
Lu en août 2008.


Dafydd Woodruff est un talentueux médecin qui vit à Cardiff avec sa femme. Ils mènent une vie calme et paisible, la seule ombre au tableau étant qu'ils ne parviennent pas à avoir d'enfant.
Mais un jour, une lettre en provenance du Grand Nord canadien lui parvient. Quinze années plus tôt, c'est là qu'il avait trouvé refuge dans une période de grand doute et de quasi désespoir. La lettre lui annonce qu'il serait le père de jumeaux. C'est sa vie entière vole en éclats. Dafydd n'a absolument aucun souvenir d'avoir entretenu une quelconque relation avec la mère des enfants. Pour prouver son innocence et sauver son mariage, il demande qu'un test de paternité soit organisé. Mais la réponse tombe rapidement: il serait bien le père des jumeaux. Pour éclaircir ce mystère, Dafydd décide de retourner à Moose Creek où de nombreux souvenirs et de douloureux secrets l'attendent...


Ce roman est celui d'une terrible machination ourdie par une femme sans scrupule, c'est aussi l'histoire de la descente aux enfers d'un homme qui n'avait rien demandé à personne. A Cardiff, au début du roman, l'atmosphère est lourde de désespoir pour ce couple mis à rude épreuve par la nouvelle. La pluie et la brume renforce le caractère oppressant de la situation. A Moose Creek, dans le Grand Nord canadien, où il est fréquent d'atteindre des températures de - 50° C, le huit clos est total et glaçant. C'est une ville où tout se sait, les rumeurs circulent à une folle vitesse, mais personne n'est décidé à vraiment aider notre bon docteur. Mais ce n'est pas seulement l'enquête sur sa paternité qui va retenir Dafydd à Moose Creek, les souvenirs de sa courte vie dans cet endroit quelques quinze ans auparavant remontent à la surface comme autant de douloureux secrets...
Le roman se découpe en deux parties, une première se partageant entre 2006 et 1992, la seconde retraçant le retour de Dafydd à Moose Creek et son enquête. L'écriture est simple mais parfois crue, surtout quand il s'agit des relations homme-femme ou des conversations entre Dafydd et la soi-disant mère de ses enfants. Les longues descriptions du froid ambiant, de la neige à perte de vue, du verglas, des engelures, participent à l'atmosphère oppressante du roman. Un pur régal... et un dépaysement garanti!
Un très beau roman noir dont le titre me laisse rêveuse...




Les avis de Majanissa et Hydromielle, un peu moins enthousiastes.

Je remercie Vincente pour le prêt.

Sewell Kitty, Fleur de glace, éditions Belfond noir, 2008, 396 pages.

mercredi 20 août 2008

Taguée!

Voilà un bon moment que j'ai été taguée et que je n'ai pas répondu... Honte à moi! J'ai un peu de temps en ce moment, alors j'y réponds avec plaisir...

1 - Indiquer le nom de la personne qui vous a tagué avec un lien vers son blog:

L'invitation a été lancée par ma moitié Soïwatter, mais aussi par Aelys. Et puis l'un ou l'autre encore d'entre vous, mais je n'ai plus retrouvé les fameuses invitations...

2 - Ouvrir le livre du moment à la page 123 et recopier le texte de la cinquième phrase et les trois suivantes:

Le livre que je suis entrain de lire est plutôt épais - 900 pages, jugé par vous mêmes - et me tient en haleine depuis une bonne semaine et demi. Il s'agit de La fille du pasteur Cullen de Sonia Marmen. Malheureusement les quatre phrases demandées ne sont absolument pas représentatives du roman, mais c'est le jeu...

"Puis elle suivit son frère Nathan. Après avoir chaleureusement félicité son ami une dernière fois, Andy leur emboîta le pas. Timmy guida sa cousine dans les ruelles éclairées par quelques lampes à huile. La jeune femme avait la tête qui tournait. "

3 - Taguer 4 autres personnes:

Sachant que beaucoup d'entre vous s'y sont déja prêté, je ne veux rien imposer à personne... Je laisse donc le choix à qui le veut!

lundi 18 août 2008

La nuit du scorpion

Un roman d'Anthony Horowitz.
Paru en 1991 aux éditions Hachette jeunesse.
Lu en juillet 2008.


Martin Hopkins n'est pas un adolescent comme les autres. Il est bien conscient d'avoir certains pouvoirs mais ne sait pas vraiment très bien lesquels et comment les dompter. Il sait qu'il doit lutter contre des forces diaboliques que l'on nomme les Anciens, mais il ne connait de loin pas tout de sa propre histoire.
Un jour, un terrible accident détruit son collège. Mais Martin et ses amis s'en sortent sains et saufs grâce à une de ces intuitions. Il se lance bientôt dans une terrible course poursuite avec son ami Richard qui le mènera à travers le monde jusqu'au Pérou. Là, il fait la rencontre d'un jeune péruvien Pedro avec qui il se lie d'amitié. Mais il comprend bientôt que la course contre la montre contre les Anciens a déja commencé...


Ce mois de juillet aura été riche en relectures de romans découverts durant mon adolescence. Ce roman est le deuxième tome des aventures de Martin Hopkins. On n'a pas besoin d'avoir lu le premier (les portes du Diable) pour comprendre l'histoire. J'avais lu les deux tomes alors que j'avais une dizaine d'années. Ayant emprunté le premier tome à la bibliothèque et l'ayant adoré, ma mère m'avait offert le deuxième tome. Je garde un souvenir impérissable de ce premier tome. J'ai à maintes reprises voulu l'acheter, malheureusement j'ai appris il y a peu qu'il n'est plus édité. La mort dans l'âme avec l'irrépressible envie de me replonger dans ces romans, j'ai donc décidé de relire le second tome.
Comme à chaque relecture d'un roman découvert dans l'adolescence, c'est un peu une petite déception. On ne perçoit plus les choses de la même manière, on est plus impressionné par les mêmes choses. Mais malgré tout, j'ai retrouvée l'atmosphère que j'avais tant aimé. Je m'y suis replongée avec plaisir.
J'ai suivi la course poursuite de Martin et Richard à travers le monde, la découverte des Incas avec Pedro, les impressionnantes lignes de Nazca avec le professeur Chambers, bref... je me suis régalée. L'écriture est simple et clair mais avec un bon niveau de vocabulaire, le côté fantastique du récit présent sans être totalement incroyable et invraisemblable.
En quelques mots, un très bon roman pour ado... même s'il a un peu vieilli.




Horowitz Anthony, La nuit du scorpion, Hachette jeunesse Vertige fantastique, 1991, 191 pages.